consul avait öprouvö de toutes Iesfautes militaires commises dans cetteCampagne, se joignit celui de voirses ordres transgressös, les nögocia-tions compromises, et sa posilion enItalie incertaine. II fit sur-Ie-champconnaltre ä Brune qu’il dösavouait laConvention de Trövise, lui enjoignantd’annoncer que Ies hostilites allaientrecommencer, ä moins qu’on ne remitMantoue . Le premier consul fit fairela möme döclaration au comte deCobentzel, äLuneville. Ceministre, quicommenfait enfm ä ölre persuadö dela necessite de traiter de bonne foi, etdont l’orgueil avait plic devant la ca-tastrophe qui menagait son maitre,signa, le 26 janvier, l’ordre de livrerMantoue ä l’armee franpaise, ce quieut lieu le 17 fevrier. A cette condition,l’armistiee fut mainlenu. Pendant lesnegociations, le chiUeau de Yeroneavait capitule, et sa garnison de millesept cents hommes avait ete prise.
Gelte Campagne d’ltalie donna lamesure de Brune, etle premier consulne l’employa plus dans descommande-mens importans. Ce göneral, qui avaitmontre la plus brillante bravoure etbeaucoup de decision ä la töte d’unebrigade, ne paraissait pas fait pourCommander en chef.
Neanmoins les Fran^ais avaient tou-jours ete victorieux dans cette Cam-pagne , et toutes les places fortesd’ltalie etaient entre leurs mains. Usetaient maitres du Tyrol et des troisquarts de la terre-ferme du territoirede Venise , puisque la ligne de dernar-cation de l’armöe fran^aise suivait lagauche de la Livenza, depuis Sallyjusqu’ä lamer, la cröte des montagnesentre la Piave et Zelinö, et redescen-dait la Drave jusqu’ä Lintz, oü eilerencontrait la ligne de l’armisticed’Altemagne.
§ XIII.
Le general Miollis, qui etait restöen Toscanc, commandait un corps dacinq ä six mille hommes de toutes ar-mes; la majorite de ces tronpes etaitdes troupes italienues. Les garnisonsqu’il etait oblige de luisser ä Livour-ne, ä Lucques , au chätcau de Flo-rence, et sur divers aulres points, nelui laissaient de disponible qu’uncorps de trois mille cinq cents ä qua-tre mille hommes. Le general de Ha-mas , avec une force de scize millehommes, dont huit mille Napolitains,etait venu prendre posilion sur lesconfins de la Toscane , apres avoirtraverse les etats du pape. 11 devaitcombiner ses operations dans la Ro-magne et lcFerrarois, avec des trou-pes d’insurges, chasses de Toscane par la garde nationale de Bologne , etpar une colonne mobile qu’avait en-voyöe le general Brune, sur la droitedu Pö. La retraitc de l’armee autri-chienne, qui, successivement, avaitete obligee de passer le Pö, le Min-cio, l’Adige , la Brenta, avait de-concerte tous les projets des ennemissur la rive droite du Pö. Le genöralMiollis, etabli ä Florencc, maintenaitle bon ordre dans l’interieur; et lesbatteries elevees ä Livourne tenaienten respect les bälimens onglais. LesAutrichiens, qui s’etaient montres enToscane , s’etaient retires, parlie surVenise pour en renforcer la garnison,et partie sur Ancöne.
Le 14 janvier, le göneral Miollis,instruit qu’une division de cinq ä sixmille hommes du corps de Hamas , s’ö-tait portee sur Sienne , dont eile avaitinsurge la population, sentit la nöces-sile de frapper un coup, qui prövintetarrötät les insurrcctions prötes ä ecla-ter sur plusieurs autres points, II p ro-