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Tome sixième.
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MEM0I11ES OE NAPOLEON.

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teau Saint-Ange et ies etats du pape ;que laconsideration du premier consulpour l’empereur de Russie pouvaitseule protöger le roi de Naples; maisque ni l’armistice, ni le cabinet deVienne, ne pouvaient en rien le pro-teger. En möme temps, le göneralMurat mit sa petite armöe en mouve-ment. Les deux divisions d’infanteriefurent dirigees le 28 janvier.par laroute d’Arezzo, sur Eoligno et Perru-vio, oü elles arrivörent le k fövrier.Le general Paulet eut ordre de se ren-dre d’Ancöne, avec deux bataillons, äFoligno, en passant par Macerata etTolentino. Pendant ces mouvemens,l’artillerie, qui sedirigeait surFloren-ce, par le debouche de Pistoia , eutordre de continuer sa route par Bolo-gnc et Ancöne. Ainsi le corps d’obser-vation marcbait sans son artillerie;faute qui ne peut jamais ßtre excusöe,que lorsquc les chemins par oü passeI’armöe, sont absolumcnt impraticablesau canon. Or, celui de Rologne ä Flo-rence n’est pas dans ce cas, les voitu-res peuvent y passer. Aussitöt quel’armee napolitaine fut instruite de lamarche du corps d’observation, eilese replia en toute hüte sous les mursde Rome .

Le genöral Paulet, des sori arrivöeä Ancöne, y avait fait retablir les a.u-torites et placer les couleurs du pape;ce qui excita la reconnaissance de cepontife, qui se häta de faire öcrire augöneral Murat, par le Cardinal Gon-salvi, le 31 janvier, pour lui exprimerle vifsentiment dont il etait penetre pourle premier consul; auqucl , dit-il, est atta -che la tranquillite delareligion, ainsi quele bonheur de l’Europe .

Le 9 fövrier, l’armöe franijaise ötaitplacee sur la Neva, jusqu’a son embou-churc dans le Tibre , et jusqu’aux con-fins des ötats du roi de Naples.

Enfin, apres quelques pourparlers,le göneral Murat consentit, par egardpour la Russie , ä signer, le 18 fevrier,ä Foligno , un armistice de trentejours, entre son corps d’armöe et lestroupes napolitaines. D’apres cet ar-mistice , elles durent övacuer Rome etles ötats du pape. Le 1 er mars , ä lasuite de l’arrivöe a Naples du Colo-nel Beaumont, aide-de-camp du gönö-ral Murat, l'embargo fut mis sur tousles bätimens anglais , qui se trouvaientdans les ports de ce royaume. Tousles Anglais en furent expulses, et l’ar-mee napolitaine rentra sur son terri-toire. Le 28 mars suivant, un traite depaix fut signü ä Florence , entre la re-publique fraiqjaise et la cour de Na-ples , par le citoyen Alquier et le Che-valier Michcroux. D’apres l’un des ar-ticles, un corps fran^ais pouvait, surla demande du roi de Naples, ötre misä sa disposition, pour garantir ce royau-me des attaques des Anglais et desTurcs. En vertu de ce möme article ,le genöral Souit fut envoyö, le 2 avril,avec un corps de dix a douze millchommes, pour occuper Otrante , Bran-disi, Tarente, et tout le bout de lapresqu’ile, afin d’ötablir des Commu-nications plus faciles avec l’armöed’Egypte . Ce corps arriva ü sa desli—nation vers le 25 avril. Dans le cou-rant de ce mois, la Toscane fut rc-mise au roi d’Etrurie , conformömentau traitö de Lunöville, et ä celui con-clu entre la France et l’Espagne . Ce-pendant les Anglais occupaient encorel’ile d’Elbe. Le 1 er mai, le colonelMarietty, parti de Bastia avec sixCents hommes, döbarqua pres de Mar-ciana, dans cette Ile , pour en pren-dre possession , d’apres le traitö con-clu avec le roi de Naples. Le lende-main, il entra ü Porto-Longone, apres| avoir chasse un rassemblement consi"