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Tome sixième.
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MEM01UES DE NAPOLEON .

loises de la ligne d’embossage, et sctrouvant par quatre brasses d’eau, sespilotes mouillerent. La canonnadeetait cngagöe avcc une extröme vi-gueur ; Ies Danois montrerent la plusgrande intrepiditö ; mais les forccsdes Anglais etaient doubles en Ca-nons.

Une ligne d’embossage presenteune force immobile contre une forcemobile : eile ne peut donc surmonterce desavantage, qu’en lirnnt appuides batterics de terre, surtout pour lesllancs. Mais, ainsi qu’on l’a dit plushaut, les Danois n’avaient pas flanquöleur droite.

Les Anglais appuyerent donc surla droite et sur le cenlrc, qui n’elaicntpas flanquös, en eteignirent le feu, etobligercnt cctte partie de la ligned’amener, aprös une vive resistancede plus de quatre heures. La gauchede la ligne, etant bien soutenue parles balteries de la couronne, restaentiere. Une division de fregatesesperant, ä eile scule, remplacer lesvaisseaux qui avaient du attaquer cesbatteries, osa s’engager avec dies,commc si eile etait soutenue par le feudes vaisseaux. Mais eile soufl'rit con-sidcrablement, cl, malgre tous sesefl'orts, fut obligee de renoncerä celteentreprise, et de s’eloigner.

L’amiral Parker, qui etait restö avecl’autre partie de la Hotte au-dehors dubaue , voyant la vive resistance desDanois, comprit que la plupart desbAtimens anglais seraient degrdes parsuite d’un combat aussi opiniAtre;qu’ils ne pourraient plus manueuvrer,et s’echoueraient tous sur le baue, cequi eul lieu en partie. 11 lit le Signalde cesser le combat, et de prendreune position en arrierc; mais cela mö-ine etait tres diflicile. Nelson aimamieux conlinuer l’nclion. II ne tarda

pas ä ötre convaincu de la sagesse dusignal de l’amiral, et il se döcida enfinä lever l’ancre et a s’eloigner du com-bat. Mais, voyant qu’une partie de laligne danoise etait reduite, il eut l’idee,avant de prendre ce parti extröme,d’envoyer un parlementaire proposerun arrangement. 11 ecrivit, iv cet effet,une lettre adressee aux braves freresdes Anglais , les Danois, et con?,ue ences termes: « Le vice-amiral Nelson» a ordre de menager le Danemarck;» ainsi il ne doit rösister plus long-» temps. La ligne de döfense qui» couvrait ses rivages, a amen6 au» pavillou anglais . Cessez donc le feu,» qu’il puisse prendre possession de« ses prises, ou il les fera sauter en» l’air avec leurs Aquipages, qui les» ont si noblement dbfendues. Les» braves Danois sont les fröres et ne» seront jamais les ennemis des An-» glais.» Le princc de Danemarck, quietait au bordde lamer, re^ut ce billet,et, pour avoir des eclaircissemens äce sujet, il envoya 1’adjudant-generalLindbolm aupres de Nelson, avec quiil conclut une Suspension d’armes. Lefeu cessa bientöt partout, et les Danoisblesses furent remis sur le rivage. CetteSuspension avait ä peine eu lieu, qu etrois vaisseaux anglais , y compris celuique montait Nelson, s’öchouerent surle baue. 11s furent en perdition, etilsn’auraient jamais pu s’en relever, stles batteries avaient continue le feu-Us durent donc leur salut a cet ar-mistice.

. Cet övdnement sauva l’escadre an-glaise. Nelson se rendit, le 4 avril, **terro. 11 traversa la ville au milieu descris et des menaces de toute la pop u "lace; et apres plusieurs Conferencesavec le prince rögent, on signa la con-vention suivante : « 11 y aura un armiS'» tice de trois mois et demi, entre l eS