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cette attaque, delacha, le 1 er avril, jNelson avec douze vaisseaux de ligne jet toutes les fregates et bombardes.Celui-ci mouilla le soir ä Draco-Pointc,Pres du banc, qui le sdparait de laJigne ennemie, et si pres d’elle quetes mortiers de Vile d’Amack, qui tire- jr °nt quelques coups, envoyerent leurs it'orubes au milieu de l’escadre mouillec.Le 2, les circonstances du temps etanttavorables, l’escadre anglaise doubialebanc, etle rangeantä stribord, vintprendre la ligne entre lui et les Danois.Ln vaisseau anglais de 74 toucha, avantd’avoir double le banc, et deux autress ’6chouerent apres l’avoir doublö. Cestrois vaisseaux dans cette position,etaient expos6s au feu de la ligneet'uemie, qui leur envoya bon nom-Lre de boulets.
La ligne d’embossage des Danois^tait appuyee, ä sa gauche, aux bat- Iteries de la couronnc , lies factices ä sixCents toises de Copenhague , armees de’kd bouches ä feu, et defendues parquinze cents bommtc d’elite; et sadroite se prolongeait v r l’üe d’AiäBick.Pour defendre l’entfi eduport, sur lagauclie des trois couronnes, on avaitplace quatre vaisseaux de ligne, dontdeux entierement armes et equipcs.
Le but de la ligne d’embossage dtantde garantir le port et la ville d’unbombardement, et de rester maitre detoute la radecomprise entre le Middle-Ground et la ville, cette ligne avaitetc placee le plus pres possible dubanc. Sa droite dtait tres en avant del’ile d’Amack; la ligne entiere avaitplus de trois mille toises d’etcndue,et 6tait formee par vingt bätimens.C’etaient de vieux vaisseaux rases, neportant que la moitie de leur artillerie,°u des fregates et autres bätimens,‘«Stalles en batteries flottantes, por-tänt une douzainc de canons. Pourvi.
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l’effet qu’elle devait produire. cetteligne etait suflisammcnt forte et par-faitement placee; aucune bombardeou chaloupe canonniere ne pouvai’l’approcher. Pour les raisons ci-des-sus cnoncdes, les Danois ne craignaientpas d’ätre attaques par les vaisseauxde haut bord. Lors donc qu’ils virentla manoeuvre de Nelson, et qu’ils pre-virentce qu’ilallait entreprendre, leuretonnement fut grand. Ils comprircntque leur ligne n’dtait pas assez forte,et qu’il aurait fallu la former, nonde carcasses de bätimens, mais aucontraire des meilleurs vaisseaux deleur escadre; qu’elle avait trop d’e-tendue, pour le nombre de bätimensqui y etaient employes; qu’enfm ladroite n’etait pas suffisamment ap-puyde ; que s’ils eussent rapprochecette ligne de Copenhague , eile n’eüteu que quinze ä dix-huit cents toises;qu’alors la droite aurait pu 6tre sou-tenue par de fortes batteries, blevöessur l’ile d’Amack, qui auraient battnen avant de la droite, et flanqudtoute la ligne. II est probable que,dans ce cas, Nelson eüt öchoud dansson attaque ; car il lui aurait dte im-possible de passer entre la ligne et laterre, ainsi garnie de canons. Mais ilölait trop tard, ces reflexions etaientinutiles, et les Danois ne songerentplus qu’ä se defendre avec vigueur.Les premiers succes qu’ils obtinrent,en voyant echouer trois des plus Fortsvaisseaux ennemis, leur permettaientde conccvoir les plus liautes esperan-ces. Le manque de ces trois vaisseauxobligca Nelson, pour ne point tropdisseminer ses forces, ä (legarnir sonextreme droite. Des lors, le principalobjet de son attaque, qui etait la prisedes trois couronnes, se trouva aban-douu6. Aussitöt que Nelson eul dou-ble 1c banc, il s’approcha jusqu’ä cent
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