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Tome sixième.
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MKMOIIIBS HK NAPOLEON.

rapproche du premier consul, i! Etaitrevenu sur une partie de ces idees; etil est probable que, s’il eüt vEcu en-eore quelques annees, il etit recon-quis l’opinion et l’amour de sa cour,qu’il s’Etait aliEnEs. Les Anglais mc-contens, et mßme extrEmemcnt irritesdu changement qui s’Etait opErE enlui depuis un an, n’oublierent rienpour encourager ses ennemis Inte-rieurs. Ils parvinrent 4 accrediter l’o-pinion qu’il etait fou, et enfin noue-rent une conspiration pour attenter 4sa vie. L’opinion gEnErale est que. . .

La veille de sa mort, Paul Etant 4souper avec sa maitresse et son favori,reput une depfiche, oü on lui detail—lait toute la trame de la conspiration;il la mit dans sa poche, en ajournantla lecture au lendemain. Dans la nuitil pErit.

L’exEcution de cet attentat n’Eprou-va aucun obstade : P.... avait tout crE-dit au palais ; il passait pour le favoriet le ministre de confiance du souve-rain. Il se presente 4 deux heures dumatin 4 la porte de l’appartement de

l’empereur, accompagnE de B.,

S.... et 0.... Un Cosaque aflidE, quiEtait 4 la porte de sa cliambre, fit desdillicultes pour les laisser pEnEtrerchez lui; ils le massacrErent aussitöt.L’empereur s’Eveilla au bruit, et sejeta sur son Epee; mais les conjurEsse prEcipiterent sur lui, le renversE-

rent et l’Etranglerent: B.fut celui

qui lui donna le dernier coup ; il mar-cha sur son cadavre. L’impEratrice,femme de Paul, quoiqu’elle eüt beau-coup 5 se plaindre des galanteries deson mari, temoigna une vraie et sin-tere aflliction; et tous ceux qui avaientpris pari 4 cet assassinat furent cons-tammcnt dans sa disgrilce.. .

Bien des annöes apres, le general

Benigsen commandait encore.

Quoi qu’il en soit, cet horrible Evene-ment glaca d’horreur toute l’Europe,qui fut surtout scandalisEe de 1’afTreu-se franchise, avec laquelle les Bussesen donnaient des dEtails dans toutesles cours. IV changea la position del’Angleterre et les affaires du monde.Les embarras d'un nouveau regne. .

donnerent une autre direction ä lapolitique de la cour de Russie . Des le5 avril, les matelots anglais , quiavaient Et£ faits prisonniers de guerrepar suite de l’embargo, et envoyEsdans 1’intErieur de l’empire, furentrappelEs. La commission qui avait EtEchargEe de la liquidation des sommesdues par le commerce anglais , futdissoute. Le comte Pahlen, qui conti-nua ä fitre le principal ministre, fitconnaitre aux amiraux anglais , le 20avril, que la Russie accEdait a toutesles demandes du cabinet anglais ; quel’intention de son maitre Etait que,d’aprEs la proposition du gouverne-ment britannique de termiuer le dif-fErend äl’amiable par une Convention,on cessät toute hostilitE jusqu’ä la rE-ponse de Londres . Le dEsir d’uneprompte paix avec l’Angleterre fifihautement manifestE, et tout annonfale triomphe de cette puissance. ApreSl’armistice de Copenhague , l’amira*Parker s’Etait portE vers l’ile de Moeo,pour observer les flottes russe et suE'doise. Mais la dEclaration du comte dePahlen le rassura 4 cet Egard; et il re 'vint 4 son mouillage de Kioge, apr® 5avoir fait connaitre 4 la Suede , qu’ülaisserait passer librement ses bäti'mens de commerce.

Le Danemarck cependant continua ' 4