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Tome sixième.
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NEUTRES.

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a se mettre en ^tat de defense. Saflotte restait tout entiere, et n’avaitdprouve aucune perte; eile consistaiten seize vaisseaux de guerre. Les de-tails de cet armement, et les travauxNecessaires pour mettre les batteriesAe la couronne et celles de l’ile d’A-mack dans le meilleur etat de döfense,occupaient entierement le princer °yal. Mais, ä Londres et ä Berlin , lesN^gociations etaient dans la plusgfande activite, et lord Saint-Helensetait parti d’Angleterre, le 4 mai,pour Sainl-Petersbourg. Bientöt l’Elbe fut ouverte au commerce anglais . Le20 mai, Hambourg fut evacuü par lesHanois, et le Hanovre par .les Prus-siens.

Nelson avait succede a 1’amiral Par-ker dans le commandement de l’esca-Are; et desle 8 mai, il s’etait portöv ers la Suede , et avait öcrit ä 1’amiralsuedois que, s’il sortait de Carlscrona avec la flotte, il l’attaquerait. II s’etaitensuite dirigö, avec une partie de l’es-cadre, sur Revel, oü il arriva le 12. Ilespörait y rencontrer l’escadre russe,mais eile avait quittö ce port des le 9.Il n’est pas douteux que, si Nelson eüttronvö la flotte russe dans ce port,dont les batteries etaient en tres mau-vais ötät, il ne l’eut attaquee et de-truite. Le 16, Nelson quitta Revel, etse reunitä toute sa flotte, sur les cötesde Suede . Cette puissance ouvrit scsPorts aux Anglais le 19 mai. L’embar-g° sur leurs bötimens fut levö en Rus-

s ' e le 20 mai. La Prusse se trouvaitde ja

en communication avec l’Angle-ter re, depuis le 16. Cependant lordSaint-Helens etait arrive a Saint-Pe-lersbourg, le 29 mai, et le 17 juin, ils 'gna le fameux traite, qui mit lin auxdlfförends survenus entre les puissan-ce s maritimes du nord et l’Angleterre.He 15, le comtc de Bernstort, ambas-

sadeur extraordinaire de la cour deCopenhague, etait arrive ä Londres ,pour y traiter des interöts de son sou-verain ; et le 17, le Danemarck leval’embargo sur les navires anglais .

Ainsi, trois mois apres la mort dePaul, la conlüdöration du nord futdis-soute, et le triomphe de l’Angleterreassurö.

Le premier consul avait envoye sonaide-de-camp Duroc ä Petersbourg,oü il etait arrivö le 24 mai; il avait eteparfaitement accueilli, et regu avectoute espece de protestation de bien-veillance. Il avait cherche ä faire com-prendre la consequence qui resulteraitpour l’honneur et l’independance desnallons, et pour la prosperite futuredes puissances de la Baltique , dumoindre ade de faiblesse, acte que laeirconstance ne pourrrait justifier.L’Angleterre, disait-il, avait en Egypte la plus grande partie de ses forces deterre, et avait besoin de plusieurs es-cadres pour les couvrir et empöchercelles de Brest, de Cadix, de Toulon ,d’aller porter des secours ä l’armeefrangaise d’Orient. Il fallait que l’An-gleterre eüt une escadre de quarantea cinquante vaisseaux pour observerBrest , et plus de vingt-cinq vaisseauxdans la Mediterranee ; en outre, eiledevait tenir des forces considerablesdevant Cadix et le Texel. Il ajoutaitque la Itussie, la Suede et le Dane-marck pouvaient lui opposer plus detrente-six vaisseaux de haut bord bienarmes; que le combat de Copenhague n’avait eu pour resultat que la des-truction de quelques carcasses, maisn’avait en rien diminue la puissancedes Panois; que möme, loin de chan-ger leurs dispositions, il n’avait fait queporter rirritation au dernier point;que les glaces allaient obliger les An-glais ä quitter la Baltique ; que, pen-