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Tome sixième.
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BE L’EGYPTE .

ä fournir ä tous les besoins dp« nam-

(i’Europe et du Levant . 11 eu ar-r *ve enlin de toutes les parties del’Arabie et de la Syrie , apportant ducharbon , du bois, des fruits, del’huile, du cafe, du tabac, et, en ge-®eral, C e que fournit l’interieur del’Inde .

De tout temps l’Egypte a servi d’en- 1trepbt pour le commerce de l’Inde .

II se faisait anciennement par la merRouge . Les marchandises etaient dä-barqu6es ä Berenice, et transporteesä dos de cliameau, pendant quatre-vingts lieues, jusqu’ä Thebes, ou bieneiles remontaient par eau de Bärä-nice ä Cosse'ir : ce qui augmentait laNavigation de quatre-vingts lieues,Bnais reduisait le portage ä trente.Darvenues ä Thebes, eiles etaient em-barquees sur le Nil , pour ätre ensuiterepandues dans toute l’Europe. Tellea etä la cause de la grande prosperitede Thebes aux cent portes. Les mar-chandises remontaient aussi au-deläde Cosse'ir , jusqu’ä Suez, d’oü on les |transportait ä dos de chameau jus-qu’ä Memphis et Päluse, c’est-ä-dire l’espace de trente lieues. Lutemps de Ptolemee , le canal deSuez au Nil tut ouvert. Des lors,plus de portage pour les marchan-dises ; eiles arrivaient par eau äBaboust et Päluse, sur les bords du !Nil et de la Mediterranäe.

Inddpendamment du commerce del’lnde, l’Egypte en a un qui lui estpropre. Cinquantc annees d’une ad-ministration frangaise aecroitraient saPopulation dans une grande Propor-tion. Elle offrirait ä nos manufacturesun ddbouchd, qui amenerait un deve-,'oppement dans toute notre indus-Me; et bientdt nous scrions appeles

tans des deserts de l’Afrique , de l’A-byssinie, de l’Arabie , et d’une grandepartie de la Syrie . Ces peupies man-quent de tout; et qu’est-ce que Saint-Domingue et toutes nos colonies au-pres de tant de vastes rdgions?

La France tirerait ä son tOHr del’Egypte du bld, du riz, dumicre, dunatron , et toutes les productions del’Afrique et de l’Asie .

Les Francais etablis en Egypte , ilserait impossible aux Anglais de semaintenir long-tempsdans l’Inde . Desescadres construites sur les bords dela mer ltouge, approvisionnäes desproduits du pays, equipäes et monteespar nos troupes stationneesen Egypte ,nous rendraient infailliblement mai-tres de l’Inde , au moment oü 1’Angle-terre s’y attendrait le moins.

En supposant märne le commercede ce pays libre comme il l’a ätä jus-qu’ici entre les Anglais et les Fran-cs , les premiers seraient hors d’ätatde soutenir la concurrence. La possi-bilite de la reconstruction du canal deSuez ätant un probläme räsolu, et letravail qu’elle exigerait, etant de peud’importance, les marchandises arri-veraient si rapidement par ce canal etavec une teile economie de capitaux,que les Fran<jais pourraient se prä-senter sur les marches avec des avan-tages immenses; le commerce del’Inde , par l’Ocean, en serait infailli-blement äcrase.

§ V.

Alexandre s’est plus illustre en fon-dant Alexandrie et en meditant d’vtransporter le siege de son empireque par ses plus eclatantes victoires.Cette ville devait etre la capitale dumopdc, Elle est siuicc entre. VAsic