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Tome sixième.
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EGYPTE . •—

grauds bätimens carres qui ont de vas-tes cours interieures, et oü sont ren-feritiees des corporations entieres deGiarchands. Ainsi il y a l’okel du rizdu Seur, 1’okel des marchands de Suez,de Syrie . Tous ont ä l’exterieur, etdonnant sur les rues, de petites bou-tiques de douze ä quinze pieds carres,

se tient le marcliand avec lesechantillons de ses marcliandises. LeGaire a un grand nombre de mosquees^ es plus belles du monde; les minaretssont riches et nombreux. Les mos-quees servent en general ä recevoir•es pelerins qui y couehent. II en estqai contiennent quelquefois jusqu ätrois mille pelerins; de ce nombre estcelle de Jemilazar, qu’on eite commela plus grande de l’Orient. Ces mos-quees se composent d’ordinaire decours dont le pourloux e&t environnede colonnes enormes, couvertes pardes terrasses; dans l’interieur se trou-Yent une foule de bassins ou reser-voirs d’eau pour boire et pour se la-ver. II y a dans un quartier quelquesfamilles europeenncs, c’est le quar-tier des Francs; l’on y rencontre uncertain nombre de maisons, commecelles que peut avoir en Eiwope unnegociant de trente ä quarante millelivres de rente; eiles sont meublees äl’europeenne avec des chaises et deslits; des 6glises pour les Cophtes , etquelques couvens pour les catholiquesSyriens .

A cöte de la ville du Caire , du cötedu dösert, se trouve la ville des Morts.Lette ville est plus grande que le Cairemöme; c’est lä que toutes les famillesont leur sepulture. Une multitude demosquees, de tombeaux, de minaretset de dömes conservent le souvenirdes grands qui y ont ete enterres etqui les ont fait bätir. Beaucoup detombeaux ont des gardiens qui y en-

KEUGION.

tretiennent des lampes allumees et enfont voir l’interieur aux curieux. Lesfamilles des morts, ou des fondations,pourvoient ä ces depenses. Le peuplelui-möme a des tombeaux distinguespar famille ou par quartier, qui s’öle-vent a deux pieds de terre.

II y a au Caire une foule de cafes ;on y prend du cafe, des sorbets ou del’opium, et on y disserte sur les affai-res publiques.

Autour de cette ville, ainsi qu’au-pres d’Alexandrie , Rosette, etc., ontrouve des monticules assez öleves;ils sont tous formes de ruines et de de-combres, et s’accroissent tous les joursparce que tous les debris de la ville ysont portes ; cela produit un effet de-sagreable. Les Fran^ais avaient etablides lois de police pour arröter le mal,et l’Institut discuta les moyens de lefaire entierement disparaitre. Mais i!se presenta des difficultes. L’expe-rience avait prouve aux gens du paysqu’il etait dangereux de jeter ccs de-bris dans le Nil , parce qu’ils encom-braient les canaux ou se repandaientdans la Campagne avec l’inondation.Ces ruines sont la suite de la decaden-ce du pays dont on aper?oit les mar-ques a chaque pas.

EGYPTE . — RELIGION.

Du christianisme. — Do l’islamisme. — Dif-ference de l’espril des deux religions. —Haine des califes contre les UiWiotheques.— De la duree des empives en Asie . —Polygamie. — Esclayage. — Cercmoniesrcligieuses. — Fete du piopliete.

§ 1 "-

La religion chretienne est la reli-gion d’un peuple civilise, eile est toutespirituelle; la recompensc que Jesua-