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EGYPTK. — USAGES, ETC.
dont la Science se bornait ä pouvoirrediger 1’almanach.
Par suite de cette ignorance , ils ontP ß n de curiosite. La curiosite n’existefl Ue chez les peuples assez avancösPour distinguer ce qui est naturel deCe qui est extraordinaire. Les ballonsne Arent point sur eux l’effet que nousavions supposd. Les Pyramides n’ont®te interessantes pour eux que parceqn’ils se sont aperqus de I’int6r6tqn’elles excitent dans les etrangers. Ilsne savent qui les a Mties, et tout lePeuple, hormis les plus instruits, lesre garde comme une production de laNature; les plus dclairds d’entre eux,nous y voyant attacher taut d impor-tance, se sont imagind qu’eiles ont dtdconstruites par un ancien peuple dont* e s Francs sont descendus. G’est ainsiqn’ils expliquent la curiosite des Eu-r °peens. La Science qui leur serait leplus utile, t’estla mecanique hydrau-%ue. Les machines leur manquent:cependant ils en ont une ing6nieusepour verser les eaux d’un foss6 oud’un puits sur un terrain plus 61eve ;le mobile en est le bras ou le cheval.Ils ne connaissent que les moulins ämaneges; nous n’avons pas trouvddans toute l’Egypte un seul moulin äeau ou ä vent. L’emploi de ces der-niers moulins pour Clever les eaux,serait pour eux une grande conqu&tee l pourrait avoir de grands resultatse n Egypte . Conte leur en a etabli un.
Tous les artisans du Caire sont tresnitelligens; ils ex6cutaient parfaite-^ent ce qu’ils voyaient faire. Pendantla rövolte de cette ville, ils fondirent^es mortiers et des canons, mais d’uneSaniere grossiere, et qui rappelait ceflui se faisait dans le treizieme siede.
Les metiers ä toile leur etaient con-; ils en avaient möme pour bro-' ier le tapis de la Mecque . Ce tapis estVI.
somplueux et fuit avec art. A un dinerdu general en clief chez le scheik El-Fayoum, on parlait du Koran : « Tou-» tes les connaissances humaines s’y» trouvent, » disaient les scheiks.« Y voit-on l’art de fondre les ca-» nons et de faire la poudre ? » de-manda Napoleon. « Oui, repondirent-» ils, mais il faut savoir le lire : » dis—tinction scholastique dont toutes lesreligions ont fait plus ou moins d’u-sage.
§ VIIT.
La navigation du Nil est tres activeet tres facile; on le desccnd avec lecourant, on le remonte ä l’aide de lavoile et du vent du nord, qui est cons-tant pendant une saison. Quand celuidu sud regne, il faut quelquefois at-tendre long-temps. Les bätimens donton se sert sont appelds djermes. Ilssont plus haut mätes et voiles que lesbätimens ordinaires, a peu pres untiers de plus, ce qui tient ä la necessitdde recevoir les vents par dessus lesmonticules qui bordent la vallee.
Le Nil etait constamment couvertde ces djermes; les unes servaient autransport des marchandises, les au-tres ä celui des voyageurs. Il y en a degrandeurs differentes. Les unes navi-guent dans les grands canaux du Nil ,les autres sont construites pour al-ler dans les petits. Le fleuve, au-pres du Caire , est toujours couvertd’une grande quantitö de voiles quimontent ou descendent. Les ofiiciersd’6tat-major »qui se servaient desdjermes pour aller porter des ordres,dprouvaient souvent des accidens. Lestribus arabes, en guerre avec nous,venaient les attendre aux sinuositßsdu fleuve oü le vent leur manquait.Quelquefois aussi en descendant, ces
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