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AIKMOIHES DE
nmngcaiu. » L’usage des Arabes estde ne boire qu’ä la fin du repas.
NOTE SUR LA SY1UE.
L’Arabie a la tigure d’un trap&zc.Un de ses cötes, borne par la rnerrouge et ristlime de Suez, a cinq Centslieues. Celui qui s’etend depuis lede-troit de Babel-Mandel jusqu’au eapdeRazelgate en a quatre eent cinquante.Le troisieme, qui, de Razelgate, tra-verse le golfe Persique et l’Euplirate,et s’etend jusqu’aux montagnes quiavoisinent Alep et bornent la Syrie ,a six Cents lieues; c’est le plus grand.Le quatrieme, qui est le moins consi-derable, a cent cinquante lieues de-puis Rafla, limite de TEgypte, jus-qu’au dela d’Alexandrette et des montsltosas; il separe l’Arabie de la Syrie .Cettc dcrniere contree a, dans toutc lalongueur dont nous parlons, ses terrescultivecs sur trentc lieues de largeur;et le dösert qui en fait partie, s’etendl’espace de trente lieues jusqu’ä Pal-myre. f a Syrie est bornee au nordpar l’Asie rnineure, ä l’occident par laMediterranee, au midi par l’Egypte ,et ä Torient par l’Arabie ; ainsi eileest le compldment de ce pays, et for-me avec lui une grande ile, compriseentre la Mediterranee, la mer Rouge ,l’Oc6an, le golfe Persique et l’Euphra-te. La Syrie diflere totalement deTEgypte par sa population, sonclimatet son sol. Celle-ci est une seuleplaine formte par la vallee d’un desplus grands tleuves du monde; l’autreest la reunion d’un grand nombre devallees. Los cinq sixiemes du terrainsont des collines ou des montagnes,dont une cliaine traverse toute la Sy-rie , et seit parallölement les cbtes de
NAPOLEON.
la Mediterranee ä la distance de dixlieues. A droite, eile verse ses eauxdans deux rivieres qui coulent dans ladireclion qu’elle suit elle-mßrne, lelourdain et l’Oronte . Ges lleuves pren-nent lcur source au mont Liban , quiest le centre de la Syrie et le point leplus eleve de cette cliaine. De lä, To-ronto se dinge entre les montagnes etTArabie, du sud au nord, et, apres uncours de soixante lieues, se jette dansla mer pres du golfe d’Autioche. Com-rne cette riviere coule tres pres dupied des montagnes, eile ne regoitqu’un petit nombre d’aflluens. LeJourdain, qui prend naissance ä vingtlieues de l’Oronte sur TAnti-Liban,coule du nord au sud. 11 refoit unedixainc d’alfluens de la cliaine demontagnes qui traversent la Syrie .Apres soixante lieues de cours, il vase perdre dans la mer Morte .
Pres des sources de TOronte, ducotd de Ralbeck, prennent naissancedeux petitcs rivieres. L’une, appeleela Baradee, arrose la plaine de Damas,et va mourir dans le lac de Bahar-el-Margi; l’autre, qui a trente lieues decours, a f'galement sa source sur lesliauteurs de Ralbeck, et se jette dansla Möditerranöe prds de Sour ou Tyr.Le pays d’Alep est baign6 par plu-sieurs ruisscaux qui, partis de l’Asie rnineure, viennent se reunir ä l’Oron-te. Le lvoik, qui passe ä Alep , vientmourir dans un lac pres de cetteville.
Il plcut en Syrie ä peu pres autantqu’en Europc. Ce pays est tr6s sain, etofTre les silcs les plus agreables. Com'me il est composö de vallöes et de p e 'lites montagnes, tres favorables a upftturage, on y 61evc une grande qua* 1 'tile de bestiaux. On y voit aussi desarbres de tonte cspeco, et surtout une! grande quantite d’olivier». La Sy^ 0