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ÜGVl’l'E. — USAGES, ETC.
un tres beau dans l’ile de Rodah; et ,'orsque la peste parut, on mit en vi-gueur tout le Systeme des lois sanitai-res de Marseille . Ces precautions nousfurent tres utiles. Elles etaient tout-ä-^ a *t inconnues aux habitans, qui s’ysoumire.nt d’abord avec repugnance,maß qui finirent par en sentiv toutel’uti'.ite. C’est pendant l’hiver que lapeste a lieu, en juin eile disparuit en-berement. On a fort souvent agite laquestion de savoir si cette maladic este i*demique ä l’Egypte . Ceux qui sontP°ur l’affirmative, croient avoir remar-que qu’cllc se declare ä Alexandrie ous 'ir les cötes de Damiette , pendant lesannees oü, par exception, il pleutdans ces pays. Aussi est—t—il saus se xemple qu’elle ait commence auCaire et dans la haute Egypte oü il nePleut jamais. Les personnes qui pen-s ent qu’elle vient de Constantinople °u des autres points de l’Asie , se fon-dent ögalement sur ce que les pre-ttiiers symptömes se manifestent tou-jours le long des cötes.
§ XIV.
On fit ä la maison d’Elfy-Bey,qu’occupait le göneral en chefsurlaplace El-Kekir, divers travaux quiavaient pour objet de l’accommoder anotre usage. On commenga par laconstruction d’un grand escalier quieonduisait au premier elage, le rez-de-chaussee ayant ete laisse pour lesbureaux et pour l’6tat-major; le jar-diu subit aussi des changemens. 11 nes Y trouvait aucuue allee ; on en prati-fiua un grand nombre, ainsi que desBassins de marbre et des jets d’eau.Le s Orientaux aimeni peu la prome-»ade; marcher quand on peut ötre as-s > s , lcur paraissait un contre-sensqu Hs n’expliquaient que par la p6tu-lan ce du caractere frangais.
l)es entrepreneurs etablirent dansle jardin du Gaire une espece de Tivolioü l’on trouvait, comme ä celui deParis , des illuminations, des feux d’ar-tifices et des promenades. Le soirc’etait le rendez-vous de l’armee etdes gens du pays.
On construisit, du Caire a Boulac,une Chaussee de communication quipouvait servir en tous temps, niöraependant rinondation. On öleva unthöätre, et un grand nombre de mai-sons furent arrangces et adaptees änos usages comme celle du genöralen chef. Une manutention fut etablie(«). On bätit ä la pointö de l’ilc deRoda, plusicurs moulins ä vent pourfaire de la farine ; et on commengaitä en employer pour faire monter leseaux et pour servir ä l’arrosement desterres. On avait fonde plusicurs eclu-ses et pröparö tout ce qui ötait neces-saire pour commencer les travaux ducanal de Suez; mais les fortificationset les bätimens militaires occuperentdans cette premiere annee tous lesbras et toute l’activite de l’armöe.
§ XV.
Napoleon donnait souvent ä dineraux scheiks. Quoique nos usages fus-sent fort diflerens des leurs, ils trou-vaient tres commodes la chaise, lafourchette, les couteaux. Ala fin d’imde ces diners, il demanda un jour auscheik El-Mondi: o Depuis six moisque je suis avec vous, que vous ai-jcapprisqui vous paraisse le plus utile?Ce que vous m’avez appris de plusutile, röpondit le scheik, moilie sö-rieux, moitie riant, c’est de boire en
(a) Ees figyptiens chauffeut leu. ours,partie avec des roseaux, partie avr c de lafiente de chameau ou de cheval, seeMe ausoleil, et qui sert alors de rombusdhle,