A1EM01RES DE NAPOLEON.
petits bötimens, et une rade forainepassable. Sur le Koicli, est le couventdes Pöres de la Terre-Sainte (recolletschaussös), chargös du Nazareth et pro-priötaires de plusieurs autres commu-nautes en Palestine. L’enceinte deJaffa consiste en de grandes muraillesflanquöes de tours, sans fossös, nicontrescarpes. Ces tours etaient ar-möes d’artillerie, mais leur amönage-ment ötait mal entendu, les canonsmaladroitement placös. Les environsde Jaffa sont un vallon couvert de jar-dins et de vergers; il s’y trouvc bcau-coup d’accidens de terrain qui per-mettent d’approclier ä une demi por-tee de pistolet des remparts sans ßtreapercu. A une grande portee de canonde Jaffa , est le rideau qui domine laCampagne: on y trafa la ligne de con-trevallation. C’etait la position oüdevait naturellement camper l’armee;mais comme eile ötait eloignöe del’eau et exposee aux ardeurs du soleil,le rideau ötant nu, on aima mieux seplaeer dans des bosquets d’orangers,en faisant garder la position militairepar des postes.
Le mont Carmel est situö au pro-montoirc de ce nom, ä trois lieuesd’Acre, dont il forme l’extrümite dela baie. 11 est escarpe de tous cötes; iison sommet, il y a un couvent, et desfontaines; et sur un roclier qui s'ytrouve , on voit la trace d’un piedd’homme que la tradition attribue äElie, lorsqu’il monta au ciel. Ce montdomine toute la cötc, et les naviresviennent le reeonnaitre lorsqu’ilsabordent en Syrie . A ses pieds coulela riviere du Caisrum, dont l’embou-chure est a sept ou huit Cents toiscsde CaiH'a. Cette petite ville, situecau bord de la mer, renl'erme troismille habitans; eile a un petit port,une enceintc ä l’antique avec des
tours, et est dominee de tres pres parles mamelons du Carmel. De l’embou-chure du Caisrum pour arriver ä Acre,on longe les sables au bord de la mer.On les suit pendant une lieue et de-mie, et l’on rencontre l’embouchuredu Bölus, petite riviere qui prend sasource sur les mamelons de Cliefa-mcr, et dont les eaux coulent a peine.Elle est manücageuse ä son embou-chure, et se jette dans la mer ä quinzecents toises d’Acre. Elle passe ä uneportße de fusil de la pointe de Ri-chard-Cceur-de-Lion, situöe sur sarive droite, ä six cents toises de Saint-Jean-d’Acre.
NOTES
SÜR LE SIEGE DE S.-.TEAN D’ACRE.
Le siege de S.-Jean-d’Acre peut sediviser en trois öpoques.
Premiere dpoque. Elle eommenccau 20 mars, jour oü l’on ouvrit la tran-ch6e, et finit au premier avril. Danscette periode, nous avions, pour touteartillerie de siüge, une caronade de32, (jue le chef d’escadron Lambertavait prisc ü Caiffa, en s’emparant dede vivo force du canot du Tigre ; maisil n’etnit pas possible de s’en serviravec l’affüt du canot, et nous man-quions de boulets. Ces inconveniensdisparurent bientöt; en vingt-quatrebeures, le parc d’artillerie construisdun affüt. Quant aux boulets, Sidney-Smitli se chargea de nous en procurcr-On faisait de temps en temps paraitrequelques cavaliers et quelques char-retles; alors ce commodore s’appi' 0 "cliait cn faisait un feu roulant de tou-tes ses balteries ; et les soldats, a Q ulle direcleur da parc d’artillerie don-nait cinq sous par boulet, couraien*