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EOiYPTE. — ÜSAGES, ETC.
les ramasser. 11s etaient si habitues äcette manoeuvre , qu’ils allaient lescbercher au milieu de la canonnadee t des rires universels. Quelquefoisa'issi on faisait avancer une chaloupe,bien l’on faisait mine de eonstruire
Utu ' batterie. C’cst ainsi que Ton re-cueillit des boulets, de 12 et de 32. Duf esle, on avait de la poudre; car leParc en avait apporte une certained ß antite du Caire ; de plus, on en avaittr °uve a Jaffa et ä Gaza . En resume, |t0ß s nos moyens en arlillerie, y com-P r >s celle de Campagne, consistaienten quatre pieces de 12 approvision-»ees a deux Cents coups chaque, huit°busiers , une caronade de 32 et unefrcntaine de pieces de quatre.
Le general du genie Samson, Charge(le reconnaitre la ville, revint en assu-ra 'd qu’elle n’avait ni contrescarpe,fosse. 11 disait 6tre parvenu, deniJ it, au pied du rempart, oü il avaitre CU un coup de fusil qui 1’avait grie-vement blesse. Son rapport etaitinexact; i\ avait cffectivement touchetin mur, mais non le rempart. Onagit malheureusement d’apres les ren-seignemens qu'il avait donnds. On seflattait de l’espoir de prendre la villeen trois jours , car, disait-on, eile est
moins forte que Jaffa ; sa garnisoetait de deux ou trois mille homme;et Jaffa , avec une etendue beaucouKoindre, en avait huit mille lorsqu’cs ’en rendit maitre.
Le 25 mars, en quatre heurcs (temps, la caronade et les quatre piiCes de 12 ouvrirent la tour, et on ji§ea la brüche praticable. Un jeui°fficier du genie avec quinze sapeuet vingt-cinq grenadiers, fut Charge (Center ä l’assaut pour en döblayerP'ed, et l’adjudani-commandaut LaiS'et, qui se tenait dans la place d’aime s ä Cent toises de la, attendait qi
cette Operation fut faite, pour s’elan-cer sur la brfiche. Les sapeurs, sortisde derriere l’acquedue, eurent trentetoises a faire, mais ils furent arrötdscourt par une contrescarpe de quinzepieds et un fosse qu’ils evaluerent aplusieurs toises. Cinq ou six d’entreeux furent blesses, et le reste, enbutte ä une epouvantable fusillade ,rentra prdcipitamment dans la tran-chde.
On pla?a sur-le-champ un mineurpour faire sauter la contrescarpe. Aubout de trois jours, c’est-ä-dire le 28,la mine fut prßte; les mineurs annon-perent que la contrescarpe sauteraitCette Operation difficile se faisait sousle feu de tous les remparts, et d’unegrande quantite de mortiers qui, diri-g6s par d’excellens pointeurs que lesequipages anglaisavaient fournis, lan-paient des bombes de toutes parts. T ousnos mortiers de huit pouces et nosbelles pieces que les Anglais avaientpris augmenterent la defense de laplace. La mine joua le 28 mars, maiseile fit mal son effet; eile n’avait pasdtb assez enfoncde et ne renversa quela moitiö dela contrescarpe. 11 cn res-tait encore huit pieds. Les sapeurs as-surerent ndanmoins qu’il n’en restaitplus. L’officier d’6tat-major Maillyfut en consequence commande avecun detachement de vingt-cinq grena-diers pour soutenir un officier de ge-nie qui, avec six sapeurs, se portait äla contrescarpe. Par precaution on s’e-tait muni de trois dchelles, avec les-quelles on la descendit. Comme on etaitinquiete par la fusillade, on attacharbchelle ä la brache , et les sapeurs etgrenadiers aimerent mieux monter äl’assaut que d’en deblayer le pied. Ilsfirent annouccr h Laugier , qui etaitprbt ä les seconder avec deux bataib-lons, qu’ils etaient dans le fossö, que