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Tome sixième.
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KGYPTE. — l’

bassuffisamment. Tous les creneauxde |ba muraille etaient detruits, et les pie- |ces de canon ddmontees par nos bat- Iteries. Trois mille hommes de renfort( l u ' etaient entresdanslaplace, avaient |ü est vrai, rdpard toutes les pertes.

Mais l’imagination des Turcs etaitbappee de terreur, et l’on ne pouvaitplus obteuir d’eux qu’ils restassentSUr la muraille et dans la tour. Tiseroyaient tout mind. Phellipeaux (a)tra ‘.'a des lignes de contre-attaques;elles partaient du palais de Djezzar;et de la droite du front d’attaque. IIm ena en outre deux tranchees, comtnetie ux cötes de triangle, qui prenaienteti flanc tous nos ouvrages. La supe-r 'orite numdrique des ennemis, lagrande quantite de trayaiHeurs de laV| 'le, et celle des ballots de coton dontds formaient les epaulemens, hätaientexcessivement les travaux. En peu dejours, ils flanquerent de droite et degauclie toute la tour, apres quoi ilseleverent des cavaliers, et y placerentde l’artiUcrie de 2k : on enleva et cul-buta plusieurs fois leur contre-atta-que et leurs batteries , et Von encloualenrs pieces, mais jamais il ne fut pos-sible de se maintenir dans ees ouvra-ges ; ils etaient trop domines par lestours et la muraille. On ordonna alorsde saper contre eux, de sorte que leurstravailleurs et les nötres n’etaient se-pares que par deux ou trois toises deTerrain, et marchaient les uns con-tre les autres. On etablit aussi desfougasses qui donnaicnt le moycnd’entrer dans le boyau ennemi, et d’ydetruire tout ce qui n’etait pas sur sesgardes.

G’estainsi que le premier mai, deuxheures avant le jour, on s’empara,sans perte, de la partie la plus saillan-te de la contre-attaque; vingt hommes

(o) Äraigve fiaucais, officier du genie-

SAGES, ETC.de bonne volonte essayerönt, d la pe-tite pointe du jour, de se loger dansla tour, dont nos batteries avaienttout-ä-fait rase les ddfenses; mais ence moment l’ennemi sortit en forcepar sa droite, et sesballes arrivant der-riere le ddtachement, qui chercbaitä se loger sous les ddbris, l’obli-gerent de se replier. La sortie futvivement repoussde : cinq ä six Centsassiegds furent tucs, et un grand nom-bre jetes dans la mer. Comme il nerestait plus rien de la tour, on resolutd’attaquer une portion du rempart parla mine, afin d’dviter le retranehementque l’ennemi avait construit. On fitsauterla contrescarpe. La mine traver-sait ddjä le fossd, et commengait ä s’d-tendre sous Vescarpe, lorsque le 6l’ennemi deboucha par une sape quecouvrait le fosse, surprit le masque dela mine, et en combla le puits.

Le 7, douze mille hommes, de nou-velles troupes, arriverent ä Vennemi.Aussitöt qu’ils furent signales, on cal-cula, d’apres le vent, qu’ils ne seraientpas debarquds de six lieures : en con-sdquence, on fit jouer une piece de 24qu’avait envoyd le contre-amiral Per-ree ; eile renversa un pan de murailleä la droite de la tour qui etait a notregauche. A la nuit, on se jette sur tousles travaux de l’ennemi, on les comble,on dgorge tout, on encloue les pieces,on monte ä Vassaut, on se löge sur latour, on entre dans la place; cnfinVon est maitre de la ville, lorsque lestroupes debarquees se presenten!,dans un nombre effrayant, pour rela-blir le combat, ltambaut est tud ; ceutcir.quante hommes perissent aveclui, ou sont pris, etLannes est blesse.Les assiegds sortent par toutes les Por-tes, et prennent la breche ä revers;mais la finit leur succes: on marchasur eux, et apres les avoir rejetes dans