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Tome sixième.
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238 MEM01RKS DE NAPOLEON .

la ville, et en avoir coup6 plusieurs co-lonnes, on se retablit sur la breche.On fit dans cette affaire sopt ä huitCents prisonniers, armes de bai'onnetteseuropeennes, ils venaient de Constan-tinople. Laperte de rennend fut Enor-me , toules nos batleries tirerent ämitraillc sur lui; et nos succes paru-rent si grands, que le 10 ä deux heu-rcs du matin, Napoleon commanda unnouvel assaut; le general Debon futblesse ä mort dans cette derniere ac-tion. II y avait vingt mille hommcsdans !a place, et la maison de Djezzar,et toutes les autrcs elaient tellementremplies de monde, que nous ne pü-mes pas depasser la breche.

Dans de telles circonslances, quelparti devait prcndre le general enchef? I)’un cöt6 le contre-amiral Per-ree qui revenait de croisiere, avait,pour la troisieme fois, döbarque del’artillerie, a Tintura. Nous commen-cions ä avoir assez de pieces pour espe-rer de reduire la ville; mais, d’un au-tre cöte, les prisonniers annonfaientque de nouvenux secours parlaient deRhodes , quand ils s’btaient embar-ques. Les renforls refus ou <\ recevoirpar l’ennemi, pouvaient rendre lesucces du siege problcmatique; eloi-gnes comme nous l’etions de France et d'Egyple, nous ne pouvions plusfaire de nouvelles pertes: nous avionsä Jaffa et au camp douze cents blesses;la peste «ütait ä nolre ambulance. Le20 on leva le sitige.

EGYPTE ; mars, avuil et mai 1799.

BATAILLE D’ABOUKTH.

Tcnlalivcs d'insurrcction conlre les Frnn-(jais.—Mourah-Bcy sort <lu <l<iscrt de Nu-liie, et te porte dans la basso £{jyptc. —Musuphu-l’acba debarque u Aboukir ot

prend le fort.—Mouvement de l’armeefrane.aise; Napoleon so porto sur Alexan-drie.—Reunion de l’armöe A Birketh; Na-poleon marche c.ontre l’armeo turque.—Bataille d’Aboukir, le 25juillel 1799.

§ I".

Les habitans d’Egyple pendant Tex-pedilion de Syrie se comportdrentcomme auraient pule faireceux d’uneprovince franttaise. Desaix , dans lahaute Egypte , continua a repousserles attaques des Arabes et ä garantirle pays des tentalives de Mourah-Beyqui, du fond du desert de la Nubie ,venait faire des incursions sur difie-rens points de la valide. Sidncy Smith,oubliant cc qu’il devait au caracteredes ofliciers franyais, avait fait im-primer un grand nombre de circu-laircs ct de libellcs; et il les envoyaaux differens gfmeraux ct comman-dans restös en Egypte , leur propo-sant de retourncr en Vrance, et as-surantle passage, s’ilsvoulaieuten pro-fiter, pendant que le general en chefelait en Syrie . Ces propositions paru-rent tellcment extravagantes que Topi-nion s’accrödita dans Tarmöe que cecommodore 6lait fou. Le general Du-gua, commandantla basse Egypte, d&-fendit toute communication avec lui etrepoussa ses insinuations avec indigna-tion.

Les forccs fran<;aiscs, qui ötaientdans la basse Egypte , s’augmentaienttous les jours des hommes qui sor-laient des hApilaux ct qui renfor^aientles troisiemes bataillons des corpS-Les forlificalions d’AIexandrie, Roset-te, Rhamanich, Damielte, Salahhieh,Bclbei's et des differens points du Nil qu’on avait juge üt propos d’occuper pardes tours, sc perfectionnerent cons*

tumraent pendant ce» trois mois*