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Tome sixième.
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23!)

TiGVI'TR. — BATAILLE b’ABOTJKIR.

Le general Dugua n’eut ä röprimcrque des incursions tVArabes et quel-qUes revoltes partielles; la masse desbabitans, influencee par les scheiks etl es ulemas, resta soumise et fidele. LePremier evdnement qui attira l’atten-tion de ce g6n6rnl fut la revolte deLörnir Hadji (a). Les Privileges et lesb 'eus attachös ii eette place etaientconsiderables. Le g6n6ral encb cf avait nutorisö l’6mir Iladji äa’etablir dans le Charkieh pour Com-puter 1’Organisation de sa maison.

avait d6ja trois cents hommesarmes; il lui cn fallait huit ä neuf^®nts, pour suffirc ä l’escorte de ln ca-r avane des pelerins de la Melque. IIf Rt fidele au sulian Kibir jusqu’a la ba-taHle du mont Thabor; mais Djezzar,^tant parvenu ä communiquer aveclu > par la cöte, et ä lui faire savoir quele s armees de Damas et des Naplou-8 ®ins cernaient les Franpais au camp^ Acre, que ceux-ci affaiblis par kS1( lge dtaient perdus sans ressource, ildesesp6ra de la cause fran^aise, prßtrPoreille aux propositions de Djezzar ,et chercha ä faire sa paix en rendanlquelques Services. Le 15 avril ayanlre^u encore de fausses nouvelles paiRn emissaire de Djezzar, il declara sxrevolte par une proclamation damtout le Charkieh. H annon^ait que 1(s Rltan Kebir avait dte tu6 devantAcree tl’arm6e franfaise prise tout entiereLa masse de la province Testssourde ä ces insinuations. Cinq ou shvillages seulement, arborerent le dra-peau de la revolte, et ses forces n’augmenterent que de quatre cents cava-üers d’une tribu d’Arabcs.

Le general Lanusse, avec sa colonmMobile, partit du Delta, passale Nilebaarcha contre l’emir Hadji; apresdi-

(®) Pr'mco da la caravano da 1® Mecqnc«

verses petites affaires et diffßrensmouvemens il reussit ä le cerner, l’at-taqua vivemcnt, mit ä mort tout cequi voulut se d6fendre, dispersa lesArubes, et brüla, pour faire un exem-ple, le villoge qui etait le plus coupa-blc. L’emir Hadji se sauva, lui quinzie-rae, par le dfisert, et parvint ä gagnerJerusalem .

Pendant que ces 6v6nemens se pas-saient dans le Charkieh, d’autres plusimportans avaient lieu dans le Balii-reh: un komme du desert de Derne,jouissant d’une grande reputation desaintetd parmi les Arabes de sa tribu,s’imagina ou voulut faire croirc qu’ildtait l’ange Elmody, que le prophelepromet, dans le Koran , d’envoycr ausecours des fideles, dans les circons-tances les plus critiques. Cette opinions’accrddita dans la tribu; cet bomrneavait toutes les qualites propres n ex-citer le fanatismc de la populace. Il6tait parvenu ä faire accroire qu’il vi-vait de sa substance et par la gräcespeciale du prophete. Tous les jours äl’hcure de la prierc et devant tous lesfideles, on lui portnit unejatle de lait;il y trempait ses doigts et les passaitsur ses levres, c’etnit, disait-il, la seulenourrilure qu’il prenait. 11 se formaune garde de cent vingt hommes de satribu, bien afirks et tres fanatises. 11se rendit ä la grande oasis, oü il trouvaune caravane de pelerins, de qualrccents Maugrebins de Fez; il s’annon^acomme 1’ange Elmody, ils le crurentet le suivirent. Ces quatre Cents hom-mes dtaient bien arm6s et avaient unbon nombre de chameaux ; il se trou-va ainsi fl la töte de cinq ä six centshommes et se dirigea sur Damanhour ,oü il surprit soixante hommes de lakgion naqtique, les egorgea, s’emparade leurs fusils et d’une piece de k. Cesucces accrut le nombre de ses parti-