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Tome sixième.
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KÜYPTK. — BATAILLE l/ABOUKlU. 24t

quatre Cents Mamelucks qui lui res-taient, vint pressdre position ä Gaza ; ily eut quelques pourpavlcrs et quel-ques coups de sabre, ayec la garnisond El-Arisch .

8 II.

Elfy-Bey et Osman-Bey avec troisc ents Mamelucks , etun milliev d’ÄTa-^es, et u n müiier de chameaux por-tant leurs fcmmes et leurs richesses,^escendirent par le dösert entre la rivedr °ite du Nil et la mer Rouge , etCrriverent dans les premiers jours dejuillet a l’oasis de Scbabiar ; ils atten-(la >ent Ibrahim-Bey qui devait venirjoindre de Gaxa, etainsi reuuis ilsv °ulaient soulever tout le Charkieh,Penetrer dans le Delta, et se porteTSür Aboukir.

Ee general de brigade LagrangePartit du Caire , avec une brigade et lauueitie du regiment des dromadaires;

arriva en pr&ence de l’ennemi dansla uuit du 9 au 10 juillet, manceuvraavec tant d’habiletd, qu’il cerna lecamp d’Osmau-Bey et d’Elfy-Bey,prit leurs mille chameaux et leurs fa-hles, tua Osman-Bey , cinq ou sixcatchefs et une centaine de Mame-lucks . Le reste s’6parpilla dans le dc-sert, et Elfy-Bey, regagna la Nubie .Ibrahim-Bey prdvenu de cet evene-Uient, ne quitta point Gaza .

Mourah-Bey avec \e reste des Ma-nielueks, montant ä quatre ou cinqCents hommes, arriva dans le Fayoume, et de lä se porta par le desert suile lac Natron , ou il devait fetre joinPar deux ä trois mille Arabes du Bai-r eh et du desert de Derne, et mar-eher sur Aboukir, Ueu designö pour hdilbarquement d’une gvande arm6<

lurque. 11 devait conduire ä cette arvt.

mee des chameaux, des chevaux, etlaservir de son influence.

Le göneral Murat partit du Caire ,arriva au lac Natron , attaqua Mourah-Bey, et lui prit un catchet et une cin-quantaine de Mamelucks . Mourah-Beyvivement poursuivi, et n’ayant d’ail-lcurs aucune nonveüe de l’armAe quidevait dAbarquer ä Aboukir, et quelcs vents avaient rctardee, retournasur ses pas, chercliant son salut dansle ddsert. Dans la journee du 13, ilarriva aux Pyramides; on dit qu’ilmonta sur la plus haute, ct qu’il yresta une partie de la journAe ä consi-derer avec sa lunette toutes les mai-sons du Caire et sa belle Campagne deGizeh. De toute la puissance des Ma-melucks , il ne lui restait plus quequelques centaines d’hommes decou-rag6s, fugitifs et delabres 1

Aussitöt que le general en chef futinstruit de sa presence sur ce point, ilpartit ä l’heure mßme, arriva aux Py-ramides; rnais Mourah-Bey s’enfonqadans le desert, se dirigeant sur lagrande oasis. On lui prit quelqueschameaux et quelques hommes.

§ HI-

Le 14 juillet, le general en chef ap-prit que Sidney-Smith avec deux vais-seaux de ligne anglais , plusieurs fre-gates, plusieurs vaisseaux de guerreturcs et cent vingt ou cent cinquantcbätimens de transport, avait mouille le12 juillet au soir dans la rade d’Abou-kir. Le fort d’Ahoukir 6tait arme, ap-provisionnö et en bon 6tat; il y avaitquatre Cents hommes de garnison etun chef de confiance. Le general debrigade Marmont, qui commandait AAlexandrie et dans toute la proviucerepondait de la defense du fort, pen-

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