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Tome sixième.
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242 MKMOIKES l>B NAPOLEON,

dant le temps qui scrait nAcessaire al’armee pour arriver. Mais cc generalavait commis une grande faute: aulieu do raser le village d’Aboukir,comme le gAnAral en chef le lui avaitordonnA* et d’augmenter les forlifica-tions du fort en y construisant unglacis, un chemin couvert et unebonne demi-lune en magonnerie, legeneral Marmont avait pris sur luide conserver ce village, qui avait debonnes maisons et qui lui parut ne-cessaire pour servir de cantonnementaux troupes; et il avait fait etablir, parle colonel Cretin, une redoute de cin-quante toises de cöt6, en avant duvillage, ä peu pres ä quatre cents toi-ses du fort. Cette redoute lui parutprotöger suftisamment le fort et levillage. Le peu de largeur de l’istlunc,qui dans ce poinl n’avait pas plus dequatre cents toises, lui faisait croirequ’il etait imposible de passer etd’entrer dans le village sans s’emparerde la redoute. Ces disposilions Ataienlvicieuses, puisque c’etait faire dApcn-dre la süretö du fort important d’A-boukir, qui avait une escarpe et unecontrescarpe de fortilicalion perma-nente, d’un ouvrage de Campagne quin’Atait pas flanqud, et n’ötait pasmöme palissade.

Mustapha-Pacha envoya ses embar-cations dans le lac Madieh, s’emparade la traille qui servait A la commu-nication d’Alexandrie A Rosette, etopAra son dAbarquement sur le bordde ce lac. Le 14, les chaloupes ca-nonniAres anglaises et turques entrA-rent dans le lac Madieh et canonnA-rent la redoule. Plusieurs pieces deCampagne que debarquArent les Turcsfurent disposees pour contrebattre lesquatre pieces qui dAfendaient cet ou-vrage; etlorsqu’il fut jugA suflisamraenthaftu, les Turcs le cernArent, le kand-

jar au poing, monterent A l’assaut,s’en emparerent et firent prisonniersou tuerent les trois cents Frangaisque le commandant d’Aboukir y avaitplaces; lui-mAme y fut tuA. lls pri-rent possession alors du village; ilne restait plus dans le fort que centnommes et un mauvais oflicier, qui,inlimidA par les immenses forcesqui l’environnaient et la prise de laredoute, eut la lAchetA de rendre lefort, AvAnement malheureux qui dA-

conccrta tous les calculs (a).

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§IV.

Cependant, aussitöt que Napoleonfut inslruit du debarquement desTurcs, il se porta ;Y Gi/.eh et expAdiades ordres dans toute l’figypte. 11 cou-cha le 15 a Wardan, le 17 a Alkam, lc18 A Cbabour, le 19 A Rhamanieh, fai-sant ainsi quarantc lieues en quatrejours. Le convoi qui avait AtA SignaleA Aboukir etait considArable; et toutfaisait penser qu’il y avait, indApen-damment d'une armAe lurque, unearmAe anglaise; dans l’incertitude, le

(a) Le village d’Aboukir environne le fort,il cst ä l’extrömitä de la prcsqu’lle. A qua-tre cents toises du fort s’clöve un petit ma-melon qui le domine. La prcsqu’ile n’a, encet endroit, au plus que quatre cents toisesde large. C’est l& que Mannont avait faitconstruiro une redoule. Le village est asse*considerable, les maisons sonl en pierre. Lefort d’Aboukir dtait ferme par un rempattavec fosse laillc dans le roc; dans l’interieur,il J avait de grosses tours et des magasinsvoülcs, roste de trös ancienncs construclions-Il est environnd do tous cötes de rochersqui so prolongcnt dans la mer, et le rendentdircclemcnt inabordablo par la haute mer-A quelques ccntainos do toises sc trouve unopctito 11c, oü l’on pourrait ölablir un fortqui protögerait quelquea Yaisseaux deguerre.