Band 
Tome sixième.
Seite
246
JPEG-Download
 

JWHMOMiliS OK NAPOLEON.

2 f .C

ral cn chef se porta en avant pour lareconnaitre avcc le eolonel Crclin.La gauche ötait ta partie la plus Fai-ble.

Le g6n6ral Lannes eut l’ordre deformer scs troupes en colonnes, decouvrir de tirailleurs les retranche-mens de la gauche de l’ennemi, et,sous la protection de toute son artil-lerie, de longer le lac, tourner les re-tranchemens, et se jeter dans le vil-lage. Murat avec toute sa cavaleriese pla^a en colonnes serrees derriereLannes, devant repöter la mömc ma-nceuvre que pour la premiöre ligne,et, aussitöt que Lannes aurait forcöles retranchemens, se porter sur lesderriöres de la redoute de la droitedes Turcs. Le eolonel Cretin, quiconnaissait parfaitement les loealitös,lui fut donnö pour diriger sa marche.Le gönöral Destaing fut destinö äfaire de fausses attaques pour attirerl’attention de la droite de l’ennemi.

Toutes ces dispositions furent cou-ronnöes par les plus heureux succes.Lannes forca les retranchemens aupoint oü ils joignaient le lac, et selogea daus les premiercs maisons duvillage; la redouto et toute la droitede l’ennemi ötaientcouvertes de tirail-leurs.

Mustapha-Pacha ötait dans la re-doute : aussitöt qu’il s’aperfut que legöuöral Lannes ötait sur le point d’arri-ver au retranehement et de tourner sagauche, il lit une sortie, döbouchaavecquatre oucinq mille liommes, etparläsepara notre droite de notre gauche ,qu’il prenait en flanc en möme tempsqu’il se trouvait sur les derrieres denotre droile. Ce mouvernent auraitarröte court Lannes; mais le generalen chef, qui se trouvait uu centre,marcha avec la 09% coutint l'attaquede Muslaplu, lui lit perdre du terrain,

et par lä rassura entiörement lestroupes du genöral Lannes, qui con-tinuörent leur mouvernent; la cava-lerie, ayant alors debouche , se trouvasur les derrieres de la redoute. L’en-nemi, se voyant coupö, se mit aussi-töt dans le plus aflreux dösordre. Legönöral Destaing marcha au pas deCharge sur les retranchemens dedroite. Toutes les troupes de ladeuxiöme ligne voulurent alors rega-gner le fort, maisdies se rencontre-rent avec notre cavalerie, et il ne sefut point sauve un seul Turc sansl'existence du village : un assez grandnombre eurent le temps d’y arriver ;trois ou quatre mille Turcs furentje-tes dans la mer. Mustapha, tout sonötat-major et un gros de douze äquinze ccnts liommes , furent cernöset faits prisonniers. La 69° entra lapremiere dans la redoute.

Il ötait quatre heures apres midi :nous ötions maitres de la moitiö duvillage, de tout le camp de l’ennemi,qui avait perdu quatorze ou quinzemille hommes; il lui en restait troisou quatre mille qui occupaient lefort et se barricadaient dans une par-tie du village. La fusillade conti-nua toute la journee. Il ne fut pasjugö possible, sans s’exposer ä uneperte önorme, de forcerl’ennemi dansles maisons qu’il occupait, protegepar le fort. On prit position , et le gö-nie et l’artillerie reconnurent les en-droits les plus avantageux pour placerdes pieces de gros calibre, afln deraser les döfenses de l’ennemi, sanss’exposer ä une plus grande perte*Mustapha-Pacha ne s’ötait rendu pri'sonnier qu’apres s’ötre vaillammentdöfendu. Il avait ötö blessö ä la maio*La cavalerie eut la plus grande pa f tuu succös de cette journee. Muratfut blessö d’un coup de tromblon & I®