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Tome sixième.
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NOTES ET MELANGES*1 ö fallu lg poignard d’un fanatique '■

4 U1 Rt tomber le commandement de1 artnee d’Orient cntre les mains d’unhomnic distingue sous bien des points

v 'ue, mais absolument depourvu detalentet de gönie inilitaires, pour que^gypte ne fütpas a jamais rbunie ä

la France .

Far ii n’ es t p as un militaire anglais ,turc ou fran^ais, qui nt convienne quel’arrnee d’Abercombie eüt ete battueet detrqite s i Kleber eüt vecu. Deja la^ orle avait montre des dispositionsavorables pour faire la paix, indepen-damtnent de VEgypte. De quel poidsUn jeune fanatique de vingt-quatreatls . sur la foi d’un passage douteux du^°ran, a-t-il pesc dans la balance du

naonde.

säW

He NOTE. —MOREAU,

(Page si.)

.. Mais le nom Oe Moreau ctait

8 Plus populaire, el la natiou l’eüt pveferO,

8 si la dictature l’avait seduit, ou si la no8 ble et secrete ambition de se faire le» Monck des Francais l’avait excite; il au-» rait pu, bien avant ecue epoque, faire in-» tervenir Varuiee, et devancer son rival; il» avait plus que lui l’affection du soldat: on» le connaissait davantage. Il avait eu par-8 toutde grands succes, en Elandve, en Al-» lemagne et en Italie , oü sa retraite devant8 Souvarow ne l’illustra pas moins que cclle8 qu’il avait faite devant M. l’archiduc.8 Moreau n’avait pas la resolulion d’esprit» necessaive pour de telles entreprises; il8 crut, ensecondant l’elevation du premier» consul, se reserver le rölu de gdneralissi-» me, qui lui convenait mieux : mais co" paTtage pavut trop inegal h ce brillant et» farouche amant de la gloirc, qui se mon-8 tra tonjours jaloux de ses moindres fa-* Veurs, et n’en connut jamais le vcrit&ble8 Prix.»

(Page 8s.)

« Son plan de campague ne fut point d’a-» bordadopte par le gouveriieiueul’, ilvou-» lait agir par son aile droitc, et se borner ä» observev Saint-Gothard et les principaux» passages du haut Valais jusqu’aux Grisons :

» il pensait que les Premiers mouvemens de» l’armee de reserve suffiraient pour dega-» ger Massena; qu’il ne fallait rien entre-» prendre de plusjusqu’ä ce que l’offensive,

» conlre le general Kray eüt pleinement» reussi, et qu’on 1’eüt mis hors d’etat de te-» nir Campagne; quejusqueU il fallait bien» se garder d’affaiblir l’aile droite de l’ar-» mee du Rhin , et qu’on devait, au con-» traire, la souteniren portant en avant, ä» la naissance des plus hautes valides, au» debouche de l'Engadine et du Vorarlberg ,

» une partie de l’armce de reserve, et» qu’elle s’y trouverait egalement bien pla-» cee pour fermer l’entree de la Suisse , du» cöte du Tyrol, si le geueral Kray tentait» d’y operer une diversion, ou pour pren-» dre des revers sur la nouvelle ligne d’o-» perations du general Melas,enLombardie,

» et couvrir d’autant mieux celle de 1’armee» francaiso du Rhin , agissant dans le bassin» du Danube . Bonaparte, au contraire, no» songeait qu’a reconquerir l’Italie et ses» Premiers trophees; il avait, a la verile,

» porte d’abord sur l’armee de Moreau lou-» tos los icssources disponibles et les plus a» portee pour la mettre plus promptement» en etat d'agir, pendant qu’il l-assemblait» avec peine, a de grandes distances, le per-» sonnet, le matericl et grand nombre de» chevaux necessaires pour son expedition :

» mais il considerait cette grande armee du» Rhin comme une masse qui devait seule-ment paralyser les pvincipales forces de» l’Au triebe, apres que les premiers mouve-mens auraient rompu tout concert entre» 1’armee imperiale d’Allemagno et celle d’l-» talie. Il sufßsait donc au premier consul» que la Suisse füt bien gardee, etla cliaiue» des Alpes rendue impenelrable. Moreau» devait rester en Observation, et delacher» toute son aile droite pour renforcer l’ar-» mee de reserve dans les plaines de la» Lombardie , atin que lui scul pül frapper» les grands coups sur le theälve oü il lui» convenait de remporler d’eclatautes vic«» toira. »