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NOTES ET MlU.ANOES.
Cait une grandc influcnce sur la 16gis- jlature. Moreau trahit son serment, etV| ola ses devoirs envers son gouverne-fflent en lui derobant la connaissancede papiers d’une si haute importance,e t auxquels pouvait fitre attachö le sa-bü de la rdpublique; si c’ütait sonatnitie pour Pichegru, qui le portait äde coupables menagemens, il fallaitalors ne pas communi([uer ces papiersau nvoment oü leur connaissance n e-tait Plus utile ä l’ütat, puisque, apresla journee du 18 fructidor, le parti®lait abattu et Pichegru dans les fers,^a proclamation de Moreau ä 1 armee,et s a lettre ä Barlhelemi furent uneoup naortel, qui priva Pichegru et ses^alheureux compagnons de la seuleInsolation qui reste aux malheureux,
1 int^röt public.
Moreau n’avait aucun Systeme ni surla politique, ni sur le militaire; il 6taitex cellent soldat, brave de sa personne,c apable de bien remuer sur un champde bataille une petite armee, maisabsolument dtranger aux connaissan-Ces de la grande tactique. S’il se fütuifild dans quelques intrigues pourfaire un 18 brumaire, il eüt 6choue. Ilse serait perdu ainsi que le parti quise serait attache ä lui. Lorsqu’au moisde novembre 1799, le corps legislatifdonna un diner a Napoleon , un granduonabre de deputds ne voulurent pointy assister, parce que Moreau dev'ait y°ccuper un rang distingue, et qu’ils neVoulaient rendre aucun temoignagede considferation au general qui avaittrahi la rüpublique en fructidor. Cefut dans cette circonstance, que cesdeux genöraux se virent pour la pre-mierc fois. Quelques jours avant le 18brumaire, pressentant qu’il se tramaitlUelqucs changemens, Moreau se mit^ la disposition de Napol6on, et lui ditqu’il suffisait de le prdvenir une heure
d’avance, qu’il viendrail ä cheval presde lui, avec ses officiers et ses pjsto-lets sans autre condition. Il ne fut pasdans le secret du 18 brumaire. Il serendit le 18, ä la pointe du jour, chezNapoleon , comme un grand nombred’autres günßraux et officiers qu’onavait prövenus dans la nuit, et surl’attachement desquels on avait droitde compter.
Le 18 brumaire ä midi, apres queNapolüon eut pris le commandementde la 17 e division militaire, et destroupes qui ütaient ä Paris , il donnacelui des Tuileries ä Lannes , celui deSaint-Cloud ä Murat, celui de la Chaus-see de Paris ä Saint-Cloud ä Serru-rier, celui de Versailles ä Macdonald,et celui du Luxembourg ä Moreau.Quatre Cents hommes de la 96 e furentdestinßs ä marcher sous ses ordrespour garder ce palais ; ils s’y refuse-rent, disant qu’ils ne voulaient pasmarcher sous les ordres d’un g6n£ralqui n’etait pas patriote. Napoleon duts’y rendic lui-m6me, et les haranguerpour lever ces difficultes.
Apres Brumaire, les jacobins conti-nuerent ä remuer, et ä chercher desappuis dans les armöes de Hollande etd’Helvütie; Mass6na etait plus propreque personne pour commander dansla riviere de G6nes, oü il n’y avait pasun sentier qu’il ne connüt; Brune, quicommandait en Hollande, fut envoyüdans la Vendee : on rompit ainsi tou-tes les trames qui pouvaient existerdans ces arm6esj d’ailleurs le premierconsul n’eut jamais qu’ä se louer deMoreau jusqu’au moment de son ma-riage, qui eut Heu pendant l’armisticede Pasdorf en juillet 1800.
Ce serait avoir des id6es bien faus-ses de l’6tat de l’esprit public alors,que de supposer qu’il y eüt eu aucunpartagc dans l’autoritü : la republiquo