de qunrante deux pieees, et cent cin-quante Caissons. Enfin, au mois d’aoüt,il detruisit l’elite de l’armüe de laPorte, et prit ä Aboukir son equipagede Campagne de trente-deux pieeesde canon. Klüber se laissa imposerpar le grand-visir : il lui remit toutesles places fortes, et consentit ä uneConvention fort ötrange, celle d’El-Arich. Cependant le colonel Latour-Maubourg, 6tant arrive le premiermars 1800, avec des lettres du premierconsul avant que le Caire füt livrö,Kleber battit le grand-visir, le chassadans le d^sert, et reconquit l’figypte.Au mois de mars 1801, les Anglais de-barquürent une armöe de dix-huitmille hommes, sans attelages d’artille-rie et sans chevaux de cavalerie : eile devait ütre dötruite; mais Kleber avaiteie assassinö , et, par une fatalitö de-solante, cette brave armöe avait pourchef un homme bon ä beaucoup declioses, mais dötestable pour la guer-re. L’armee vaincue apres six moisde fausses manceuvres, debarqua surles cötes de Provence au nombre devingt-quatre mille hommes. L’armeed’Egyptelorsdeson arrivöe ä Malle en1798, etait de trente-deux mille hom-mes; eile y regut un renfort de deuxmille hommes ; mais eile y laissa unegarnison de quatre mille hommes, eteile arriva ä Alexandrie au nombre detrente mille hommes. Elle regut troismille hommes des döbris de l’escadred’Aboukir, ce qui la porta ä trente-trois mille hommes. Vingt-quatre millehommes rentrerent en France , milley ütaient rentres prec6demmentcomme blessös, aveugles, sur les deuxfrögates la Muiron et la Carrirc , quiporterent Napoleon ; mais un grandnombre de troupes 6tait arrive sur laJustice, VJujyptienne et la Itiigiineree : laperte a donc ütö de neuf mille hom-
mes, dont quatre mille morts en 1798et 1799, et cinq mille en 1800 et 1801,morts aux höpitaux ou sur le chanipde bataillc. Quand Napoleon a quittc,ä la fin d’aoüt 1799, l’t'fl'ectif de Par-möe etait de vingt-huit mille cinq centshommes frangais, compris les mala-des , les veterans, les hommes de de-pöt, et les non-combattans ä la suitede l’armee.
L’armüe anglaise en 1801, u’etaitd’abordque de dix-huit mille hommes:mais eile regut dans les mois de juilletet d’aoüt sept mille hommes, partisde Londres , Malte et Mahon , et huitmille hommes partis des Indes , quidebarquerent ä Cossei'r; ce qui laporta ä trente-deux ou trente-quatremille hommes. En y ajoutant vingt-cinq mille Turcs, on voit que les for-ces alliöes employöes contre l’Egypte ,s’61evaient ä pres de soixante millehommes; sans doute que si eiles eus-sent attaque ensemble, il eüt ete im-possible de leur rösister : mais commeelles entrerent en action ä plusieursmois de distance, la victoire eüt ütöimmanquable pour les Frangais, si De-saix ou Kleber eussent 6te ä la töte del’armee, ou möme tout autre güneralque Menou, qui cependant n’avaitqu’ä imiter la manceuvre qu’avait faiteNapoleon en 1799, lorsque Mustapha-Pacha debarqua ä Aboukir. Le fana-tisine religieux qui avait eie regard<5comme le plus grand obstaclc ä l’ela-blissement des Frangais en Egypte ,6tait Iev6; tous les ulemas et lesgrands-scheiks ütaient affectionnös äl’armüe frangaisc.
Saint Louis, en 1250, debarqua äDamiette avec six mille hommes, s’ilsefüt comporte comme les Frangais l’ontfait en 1798 , il eül Iriomphe comu® eeux, et eüt conquis toule 1’Egypte ; ^si Napolöon en 1098 se füt comport^