NOTES ET Ml!LANGES.
Sardaigne avec l’escadre de l’amiralWaren, qui s’elait formee ä Gibral-lar '• eile lui ütait inferieure; maiscomrne son objet n’etait pas de com-batlre, ii mauoeuvra fort UabUement,et Pendant la nuit fit fausse route.Waren ne le voyant plus au point duj°ür fit route sur Alexandrie , pours e ranger sous les ordres de l’amiral^eith. Gantheauine eül du egalcmentfaire route , reconuaitre le mout Car-mel ou le raont Cassius, et debarquersa Pellte armee a Damiette . 11 y fütarr ive en avril; uous occupions en-c °re Damiette , il cüt encore sauvö1 %yple. Au lieudecela, il retournaden °Uveau ä Toulon ; le premier consulfut encore mecontent; il le fit repar-fir une troisieme fois avec l ordrc defiebarquec sa petite arinec a Damiette e " ufiant par les eötes de Syrie , ou dedebarquer a El-Baretoun en altörant& Ur la cöte d’Afrique. El-Baretouu estUu bon port, il y a beaucoup d’eau.D El-ltaretoun ä Alexandrie , on trou-Ve tous les jours de l’eau et des ptUu-ra ges; il eüt debarque , avec les cinqWille hommes, deux mois de vivres,des outres et de l’argent. En cinq ousix jours de marclie, ces cinq millehommes scraient nrrivös a Alexandrie .UanUieaume atteignit cette troisiemet°is le parage d’Egypte , le 8 juin : cesCln q mille hommes auraient donepa-r ü vers le 15 au 20 juin , dans leWoment le plus propice; les secoursvenant d’Angleterre n’ötaient pas en-core arrives ü l’armöc auglaise. Enjuin, le general Cool n’avait plus quequatre mille hommes au camp desDomains, vis-ä-vis d’ Alexandrie : Hut-chinson , avec cinq mille hommes,ulait pres de Gesch. Le gönöral Me-uou, renforce de ce secours, cütPu altaquer le general Cool avec dixrni " e hommes, l’eüt batlu, cüt de-
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gage Belliard au Caire , la victoire eütetö assuröe. Ainsi, toutes les trois fois,l’amiral franpais a pu sauver l’Egypte ,il s’est laisse imposer par de fauxrapports : s’il eüt eu la döcision deNelson , son escadre ötait une escadrelegere, tres bonne marcheuse, tresbien equipee , il pouvait se moquerde l’escadre de ICeith , non pour lacombaltre, mais pour lui öchapper.Ganlheaume connaissait parfaitementtoutes les eötes de Syrie , toutes cel-les d’Egypte , et les circonstancesetuient uniques. Toutes les flottes an-glaises ötaient nücessaires dans la Bal-tique. Une petite escadre, bonne mar-cheuse et bien öquipee, peut entre-prendre tout ce qu’elle veut. Troisfregates, pendant le siege de Saint-Jean-d’Acre, sous les ordres du con-tre-amiral Peröe, ont couru toutesles mers entre Rhodes et Acre, ontplusieurs fois communiquö a deuxiieues de Sidney Smith , den icre lemont Carmel , et ont intercepte plu-sieurs bätimens de l’armee de Rliodes,qui se rendaient ä Acre, charges devivres, de canons ct de munitionspour l’armöe assiegec; cependant YAl-ceste , la Courageuse, la Junon , ne mar-chaient que mödiocrement: si le con-tre-amiral eüt eu trois fregates commela Distice et la Diane , il eüt manoeuvröavec beaucoup plus de hardiesse; ileüt jouö aux barres avec le Tigre et leThesce , les deux vaisseaux de 80 deSydney Smith.
En resumü, l’expödition d’Egypte a parfaitement nüussi : debarque le1 er juillet 1797 ä Alexandrie , Napo-leon elait le l or aoüt maitre du Caire ct de toute la basse Egypte ; au 1 erjanvier 1799, il ötait maitre de toutel’Egypte ; au lc juillet 1799 , il avaitdütruit l’armee turque de Syrie , et luiavait pris son equipage de Campagne