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Sifife de la Letlrc du general Kttber.
C. Cependant il ne s’agit plus au-jourd’hui comme autrefois de lüttercontre quelques hordes de mamelucksd6courag6s; mais de combattre et deresister aux efforts r^unis de troisgrandes puissances : la Porte, les An-glais , et les Russes.
Le denuement d’armes, de pou-drcs de guerre, de fer coule et deplomb, presente un tableau aussi alar-niant que la grande et subite diminu-tion d’hoinmes dont je viens de par-ier : les essais de fonderie faits n’ontpoint reussi; la manufacture de pou-dre (Hablie a Iluonda n’a pas encoredonnö et ne donnern probablemenlpas le r£sultat qu’on se flattait d’enobtenir: enfin laröparation des armesä feu est lente; ct il faudrait pour ac-tiver ces ötablissemcns des fonds etdes moyens que nous n’avons pas.
D. Les troupes sont nues, et cetteabsence de vötemens est d’autant plusf&cheuse, qu’il est reconnu que, dansce pays, eile est une des causes lesplus aclives des dyssenteries ct desophthalmies, qui sont les maladiesconstamment rßgnantes; la prcmieresurtout a agi cette annee puissammentsur des corps affaiblis, ct epuisös parles fatigues. Les odiciers de saute re-marquent et rapportent constammentque, quoique l’arm4e soitsiconsidera-olement diminuöe, il y a cette anneeun nombre beaucoup plus grand demalades, qu'il n’y en avait l’annäederniere & la mflme <' , oouue.
Suite des Observalions de NapoMon.
Il resulte donc de cette secondepreuve, qu’au mois de septembre1799, l’armöe ötait de vingt-buitmill ecinq cents hommes, eclopes, veterans,höpitaux, etc., lout compris.
C. Les fusils ne manquaient pasplus que les hommes; il resulte desbtats des chefs de corps en septembre1799, qu’ils avaient sept mille fusilset onze mille sabres au d6pöt : et des£tats de l’artillerie, qu’il y en avaitcinq mille neufs, et trois cents en pi^'ces de rechange au parc; cela faitdonc quinze mille fusils.
Les pieces de canon ne manquaientpas davantage : il y avait, comme I econstatentles^lals de l’artillerie, qua-torze ccnt vingt-six bouches ä feUidont cent quatre-vingts de Campagne .deux cent vingt-cinq mille projectileS .onze cents milliers de poudre; troismillions de carlouches d'infanterie ivingt-sepl mille carlouches ä canon con-fectionneesjelcequi prouvel’exactitudede ces btats, c’cst que deux ans apreSt les Anglais trouverent trcize centsoixante-quinze bouches ä feu , centquatrc-vingt-dix mille projectiles,neuf cents milliers de poudre.
D. Les draps ne manquaient p aSplus que les munitions, puisque I eSßtats de Situation des magasins descorps porlaient qu’il existait des drapsau döpöt, que l’habillcment etait etlconfection; et qu’effeclivementmois d’octobre, l'arrnöe 6tait habil^®de neuf: d’ailleurs comment manqn efd’habillement dans un pays qui habid®trois millions d’hommes, les popul 3 'lions de l’Afrique , de l’Arabie ; qui ^brique des cotonnades, des toiles, d eSdraps de lainc en si grande quantit^'