E- Le g6n<üral Bonaparte avait ef-fectivement, avant son depart, donnedes ordres pour habiller l’armee end ra P; mais pour cet objet commepour beaucoup d’autres, il s’en est te-,lu , et la p£nurie des finances, quiest un nouvel obstacle ä combattre,
^ eut mis dans la necessitd saus douted’ajourner l’execution de cet utileP r °jet: il fadt parier de cette penurie.
Le general Bonaparte a epuisd tou-tes lesressourcesextraordinaires, dans* es Premiers mois de notre arrivee ; il ,a 'eve alors autant de contributions de !guerre que le pays pouvait en suppor-ter; revenir aujourd’hui a ces moyens,alors que nous sornmes au debors en-l °ures d’cnnemis, serait preparer unsouievement ä la premiere occasion (
, fa vorable. Cependant Bonaparte ä sondepart n’a pas laisse un sou en caisse,
*d aucun objet equivaleut: il a laissdaa contraire un arriere de pres dedouze millions; c’est plus que lere-d’uue annee dans la circonstanceäctuelle: la solde arrieröe pour toute' Urtn ee se monte seulement a quatremillions.
F- L’inondation rend impossible,
en ce moment, le recouvrement de cequi est dü sur l’aunde qui vient d'ex-P* r er, et qui suffirait ä peine pour ladepense d’un mois; ce ne sera doncqu au mois de frimaire qu’on pourrae u recommencer la perceplion, etulors, il n’en faut pas douter, on nepourra pas s’y livrer, parce qu’il fau-dra combattre.
Enfin, le Nil 6tant cette annee tresmauvais, plusieurs provinces, fauted’inondations, offriront des non-va-'eurs auxquelles on ne pourra se dis—Penser d’avoir dgard.
Tout ce que j’avance ici, citoyensdirecteurs, je puis le prouver et par
E. Depuis long-temps la solde 6taitau courant, il y avait quinze millefrancs d’arridrd; mais cela datait delongue main : les contributions duesetaient de seize millions comme leprouvent les 6tats du payeur Estüve ,dates du 1 er septembre.
F. La conduite de ce peuple pea-dant la guerre de Syrie , ne laissa au-cun doute sur ses bonnes dispositions;mais il ne faut lui laisser aucune in-quietude sur sa religion, et se conci-lier les uldmas.
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