NOTES ET MELAMiliS. 291
Sttile (Je la lellre du general Kleber.
" Si cettc annee, me dit le genfiral* ^onoparte, malgrfi toutes les prfi-8 cautions, la peste 6tait en tgypte,8 e ^que vous perdiez plus de quinze8 Cer »ts soldats, perte consideruble,8 Pwiaqu'eile serait en sus de celle8 que les evfinemens de la guerre oc-8 casionneraient journellement ; je8 dis que, dans ce cas, vous ne devez)} P as vous hasarder ä soutenir la8 can ipagrie prochaine; et vous fites8 aulorisfi a conclure la paix avec la8 Porte oltomane, quand mfime l’eva-8 ciiatioii de l’Egypte en serait la con-Ä dilion principale.» (Ce passoge de la'eltre du 5 fructidor est tronqufi.)
Je vous fais remarquer ce passage,Doyens directeurs, parce qu’il est ca-r acteristique sous plus d’un rapport, et4u’il indique surlout la Situation cri-*' ( tue dans laquelle je me trouve.
Que peuvent fitre quinze cents hom-Oies de plus ou de moins dans l’irn-Wensilfi du terrain que j’ai ä dfifendre,el aussi journellement ä combattre'/
Suite des Observations de Napoleon.de connaitre ce qui se passait par lesallfies et venues des agens turcs etfran^ais, qui le tenaient au courantdes fivfinernens d’Europe .
Oü fitait la crise fatale ? L’armfierusse , qui soi-disant fitait aux Darda-nelles, filaitun premier fantöme; l’ar-mfieanglaise, qui dfijä avait passfi ledetroit,en fitait un second; enfm legrand-visir, h la fin de septembre,fitait encore bien filoignfi de l’Egypte .Quand il aurait passe le monl Tauruset le Jourdain , il avait ä lütter contrela Jalousie de Djezzar; il n’avait aveclui que cinq mille hommes; ü devaitformer son armee en Asie , et peut-fitre y rfiunir quarante a cinquantemille hommes qui n’avaient jamais faitla guerre et qui etaient aussi peuredoutables que l’armfie du Mont-Tabor : c’fitait donc cn realitfi untroisieme fantöme.
Les troupes de Mustapha-Pacha,fitaient les meilleures troupes otto-manes; elles occupaient ü Aboulcirune position redoutable : cependantelles n’avaient opposfi aucune rfisis-tance. Le grand-visir n’aurait jamaisosfi passer le desert devant l’armfiefrangaise; ou, s’il l’avait osfi, il auraitfite tres facile de le batlre.
L’Egypte ne courait donc de dangerque par le mauvais esprit qui s’fitaitmis dans l’filat-major.
La peste, qui avait aflligfi l’armde,en 1799, lui avait fait perdre septCents hommes. Si celle qui i’aflligeraiten 1800, lui en f^sait perdre quinzecents, eile serait donc double en mali-gnitfi : dans cc cas, le general, par-tant, voulait prövenir les seuls dan-gers que pouvait courir l’armfie, et di-minuer la responsabilitedeson succes*seur, l’autorisant ä traiter, s’il ne re-cevait pas de nouvelles da gouver-