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Tome sixième.
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891 MEMOIIIKS DE NAPOLEON .

SuUt: de Id faltre du göneral KUbcr.ce que le goavernement eüt fait la paixavee l’Angleterre.

Si ces conditions prüliminaires etsommuires etaient acceptües, je croi-rais avoir fait plus pour la patrie qu’enobtenant la plus eclatante victoire ;mais je doute que l’on veuille prfilerl’oreille ü ces dispositions : si l’orgueildes Turcs ne s’y opposait pas, j’auraisencore ä combattre l’influence des An-glais ; dans tousles cas, je meguideraid’apres les circonstances.

Q. Je connais toute l’importance dela possession de l’Egypte ; je disais enEurope qu’elle elait pour la France lepoint d’appui par lequel eile pouvaitremuer lc Systeme du commerce desquatre parties du monde; mais pourcela. il faut un puissant levier; celevier, c’est. la marine : la nötre a exis-tö, depuis lors tout est change; et lapaix avec la Porte peut seule, ce meseinble , nous offrir une voie honora-ble, pour nous tirer d’une entrepriseqni nc pcul plus atteindre l’objetqu'on avait pu s’en proposer.

Je n’entrerai point, citoyens direc-tcurs, dans le detail de toutes les com-binaisons diplomatiques que la Situa-tion actuelle de l’Europe peut oflrir;ils ne sont point de mon ressort.

Dans la delresse oü je me trouve, ettrop eioigne du centre des mouve-ments, je ne puis guere m’occuperque du salut et de l’lionneur de l’ar-müe que je commande. Heurcux sidans mes sollicitudes, je rüussis aremplir vos veeux ! plus rapprochüde vous, je mettrai toute ma gloire avous obeir.

Je joins ici, citoyens direcleurs, unetat exact de ce qui nous mantpie enmatiiriel pour l’artillerie, et nn ta-blemi sommaire de la de’te conlradüed laissue par Bonaparle.

Salut et respect. Signi, Kjl&bbr.

Sutlc des Observalions de Nupoliott

Q. La destruction de onze vaisseauxde guerrc , dont trois ütaient hors deService, ne cliangeait rien ä la Situa-tion de la republique, qui ütait en1800 toute aussi inferieure sur merqu’en 1798; si l’on eüt üte itiaitre dela mer, on eüt marclie droit ä la foissur Londres, sur Dublin et sur Culeula:c’etaitpourledevenir,quela republiquevoulait possüder l’Egy pte. Cependant larepublique avaitassez de vaisseaux pourpouvoir envoyer des renforts enfigypte, lorsque ce serait necessaire.Au momentoü le general ücrivait cettelettre, l’ainiral Brueys , aveu quarante-six vaisseaux de haut bord ütait maltrede la Mediterranüe; il eüt secourul’armee d’Orient, si les troupes n’eus-sent e(e necessaire» en Italic, enSuisse , et sur le lUiin.