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Tome sixième.
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NOTES ET MÜLANGES. 293

Suite de la Lettre du general Kleber. Suite des Observalions de Napoleon.

Parte a retire toutes Ies pieees de ma- Les Anglais y ont trouvd , en 1801,r * ne i pour armer au complet les deux plus de quatre Cents pieees de canon,Legates avec lesquelles il est parti, independamment des pieees qui ar-camp ne peut plus ofirir qu’une maient les fregates et autres bätimens.

faible resistance.

N. Le general Bonaparte enfin s e-tait fait illusion sur l’effet que devaitproduire le succes qu’il a obtenu auxPortes d’Aboukir; il a en efl'et detruitpresque totalite des Turcs quiMaient debarquö : mais qu’est-cedU’une perte pareille pour une grandeNation, ä laquelle on a ravt la plusbelle partie de son empire, et ä quila religion, l’honneur et l’intdröt pres-crivent egalement de se venger, et dereconqudrir ce que Von avait pu luienlever? Aussicette victoire n’a-t-ellePas retardd d’un instant, ni les prdparatifs, ni la marche du grand-visir,

P. Dans cet dtat de choses, quepuis-je? que dois-je faire? Je pense,citoyens directeurs, que c’est de con-tinuer les negociations entamdes parBonaparte; quand elles ne donneraientd’autres resultats que celui de gagnerdu temps, j’aurais d6ja lieu d’ßtresatisfait. Vous trouverez ci-jointe lalettre que j’ecris en consöquence augrand-visir, en lui envoyant duplicatade celle de Bonaparte; si ce ministre ]repond ä ces avances, je lui proposeraila restitution de VEgypte, aux condi-tions suivantes.

Le grand-seigneur y etablira unpacha comme par le passe: on luiabandonnerait le myri, que la Porte atoujours percu de droit, et jamais defait

N. L’armee de Mustapha, pacha deBomdlie , qui debarqua ä Aboukir,dtait de dix-huit mille hommes; c’dtaitl’elite des troupes de la Porte, quiavaient fait la guerre contre la Russie .Ces troupes dtaient incomparativementmeilleures que celles du Mont-Taboret toutes les troupes asiatiques, dontdevait se composer l’armec du grand-visir.

Le grand-visir n’a re?u la nouvellede la ddfaite d’Aboukir qu’ä Erivan ,dans l’Armenie , pres de la raer Cas-pienne.

P. Ceci est bien projetd, mais a dtdmal exdcutd; il y a loin de lä ä la ca-pitulation d’El-Ariseh.

Tout traitd avec la Porte , s’il avaitces deux resultats, de lui faire tomber

y-— les armes des mains et de conserver

emps , jaurais ddja lieu d’dtre l’armee en figypte dtait bon.

Le commerce sera ouvert rdeipro- !quement entre VEgypte et la Syrie .

Les Frangais demeureraient dans lePays, occuperaient les placeset les forts,el percevraient en tous lieux les autresdroits, avec ceux des douanes, jusquA