NOTES ET MELANGES
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äans aucune \igue contre ses enfans,que ce serait d’ailleurs compromeUrecaiholiques romains, sujets desPdissances coutre lesquelles il se de-darerait; q U ’fi n’avait ä se plaindred’aucune, et qu’il ne voulait ni nePouvait faire la guerre ä personne.^ empereur lui rApondit: que iorsqueGharlemagne avait investi le pape^’une souverainetß temporeUe, aumilieu de l’ltalie, c’etait pour le biende 1 Italie et de l’Europe , et non pourY introduire les infideles et les her6-tiques; qu e l’histoire des papes etaitPteine de ligues, de contreligues, tantay ec les empereurs qu’avec les roisd Espagne, ou les rois de France ; queJules II avait commande des armöes;-lu’en 1797, le general Bonaparteavait eu son quartier-general dans lePalais episcopal de l’evßque Chiara-®aonte, lorsqu’il marchait contre l’ar-^e du Cardinal Busca, que Pie FIavait levee pour faire une diversionen faveur des Autrichiens, guerre quilut terminee par le traite de Tolen-l'no; qu’ainsi, puisque de nos joursla banniöre de Saint-Pierre avaitmarchd contre la France , ä cöt6 del’aigle autrichienne, eile pouvait au-jourd’hui marcher avec l’aigle fran-Caise; que cepcndanl voulant t6moi-gner toute sa condescendance pour lesaint-pere, il consentait que ce traiteue s’etendit pas contre rAutriche et1 Espagne , et qu’il füt uniquementapplicable aux infideles et aux hdreti-ques. A ce prix il s’engageait a pro-leger les cötes et le pavillon de l’E-glise, contre les barbaresques. Latorrespondance roula sur ces matieres,Pendant 1805 et 1800. Les leltres duPape etaient ecrites avec ia plume deGrcgoire YU; eiles contrastaient avecla douceur et l'amenile de son carac-tör c, il n’en 6lait que le signataire. 11
parlait sans cesse de sa juridiction, desa Suprematie sur les puissances ter-restres; parce que, disait-il, le cielest au-dessus de la terre, l’äme au-dessus de la matiere.
Cependant, apres la paix de Pres-bourg, une armde frangaise dtait en-tree däns Naples; le roi Ferdinands’etait refugie en Sicile , tout leroyaume avait ete conquis; unprincefrangais dtait montd sur le tröne, quise trouvaitsepard parles^tats du papede l’armee de la haute Italie ; lesageus de la cour de Palermo , de cellede Gagliari, ies intrigans que l’An-gleterre soudoie toujours sur le con-t,inent,avaientetablile centre deleursintrigues a Rome ; des soldats ötaientsouvent assassines, en parcourant iso-iement la partie de la route qui passesur les 6tats de l’Eglise, entre Milan et Naples . Cet ordre de choses n’ötaitpas toldrable : i’empereur en prdvintle pape, et lui fit connaitre que par ianature des choses, il fallait que Ia courde Rome üt une ligue offensive et de-fensive avec la France ; qu’elle fermätses ports ä l’Angleterre ; qu’elle chas-sät de Rome tous les intrigans tdran-gers, ou qu’elle s’altendit ä perdrc lapartie de son territoire situee entre lesApennins et l’Adriatique ; c’est-ä-dire,les marches d’Ancöne, qui, reunies auroyaume d’Italie , assuraient la com-munication entre Naples et Milan. Lesaint-siege repondit par d’impuissan-tes menaces : il etait evident que lalonganimite de l’cmpereur, qui con-trastait avec son caractere, avait accre-dite ä Rome l’idee qu’il redoutait lesfoudres de l’Eglise. Pour detruire cettefolle croyance, il ordonna ä un corpsde six mille hommes d’entrer ä Rome ,sous pretexte de se rendre ä Naples ,nmisd’y sejourner. Il donna pour ins-truction particuliere au general qui