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Tome sixième.
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WräMOlRES DE NAPOttON.

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commandait cette expßdition , de mon-tror le plus grand respectpour la eourdu Vatikan , et de ne se mölerderien:il fit en möme temps insinuer que,lorsqu’il osait faire occuper Rome,c’est qu’il tdait dticidd a tout, et neserait, pas arrötd dans des affaireslemporelles par des menaces spiri-tuelles ; qu’il l'allait que le faibleeütrc-cours a la protection du fort.

La cour de Rome dtait en döiire :les moniloires, les prieres, les ser-mons, les notes circulaires au corpsdiplomatique , tout fut mis en ceuvrcpour accroitre le mal; eile deployatoutcs ses armes spirituelles pour ladefense de son temporel: mais la por-tee de toules avait ete calculde par lecabinet de Saint-Cloud . Enlin, aucommencement de 1808, l’empereur6crivit au pape qu’il fallait que celafinit, et que, si sous deux inois, iln’avaitpasadliereau traitede federa-tion avec les puissances d’ltalie, il re-garderait la douation de Charlcmagnecomme non-avenue, et contisqueraitle patrimoine de samt Pierre, saus quecela porlät aucune atteinte au respectet a la liberte de sa personne sacree,comme cbcf de la catholicite: aucunenotifieation ne pouvaitötre plusdaire;on n’en tint pas compte. Ainsi bravdet poussd ä bout, il decreta, en 1808,la icunion des Marches au royaumed’ltalie, laissant au pape ltome ettonte la partie de ses ötats, siluöe.en-tre l’Apennin et la Mediterranen. Lesagens franpais fircnt connaitre enmönie temps, que les troupcs franpai-ses quitteraient Rome et les dtats del’Eglise, aussitöt que cette cour auraitrecormu le dömcmbrement des Mar-ches ; mais ii cette nouvclle, eile cn-vova l’ordre a son ministre, a Paris ,de demander ses passeports , et departir sans prendre couge i les passe-

ports furcnt accordes sur-le-chanip 1et la guerre ddclaree. C’elait la puiS'sance faiblo qui ne pouvait opposeraucune resistance, qui rompait toutcmesure, et declaraitla guerre a la puiS'sance forte et viclorieuse du monde :mais le Systeme etait a Rome de portertout ä l’extröme, d’opposer los arme sspirituelles aux temporelles. On s’)'flattait encore de voir renaitre l eterjps ou tont se prosternait a la vu edes foudres sacrees. Napoliüon les re'doutait pcu; mais il 6tait enchaine parles sentimens qu’il portait au pape :il laissa les choses encore in statu qno-

Mais, au commencement de 1809,la quatrieme coalilion se declara: 1*cour de Vienne annonpa les liostilites;le gdndral qui commandait ii Rome de-manda un renfort de troupes, pourpouvoir contenir tu population de cettegrande ville et le pays; et, si cela dtaitimpossible, que l’on mit un terme äl’anarcbiedu gouvernement pontifical-Il reput l’ordre de s’emparer du gou-vernement , d’incorporer les troll'pes papales dans l’armee franpaise, demaintenir une bonne police , et d’avoirsoin que le pape contiiiuAt ä recevoirles sommes qu’il avait l’liabitude deprendre au trdsor pour l’entrctien desa maison.

La circonstance de la guerre dan»laquelle la France se trouvait engagdeavec l’Autricbe et l’Espngne, parutfavorable au saint-siege : il lanpa s*bulle d’excommiinication. L’occup 11 'tion de ses 6lats avait 6te le rdsuU^de la guerre qu’il avait ddclaree ä 1‘ 1France ; mais il n’avait. elö trouble e' :rien dans la direction des »(faires sp 1 'rituelles, et il avait rccu l’assuraiic eque sa personne n’en serait pas nioi IlSsaerde, pourvu qu’il ne fit rien p° uftroublcr l’exerclce du gouvernem eI ^(itabli a Rome. Il ne voulut pas pr<>f>*