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Tome sixième.
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NOTES ET

troupes. 11 sentit alors toutc la priva-^*°n des dix-liuit mille liommes de Ber-^adotte; cest ce qui donna Ueu ä laBataille dAuerstedt, qui couvrit Da-^°ust de gloire. Bernadotte , de l)orn-® 0Ur g, aurait pu reparer sa taute, enternbant sur les derrieres de. larmeePrussienne; il se contenta de parader,e t ne tira pas un coup de canon : lesS^neraux, officiers et soldats etaient

au desespoir.

(Page Os.)

" t# veille du jour se donna la bataille de Wagram, lempereur mit a l'ordre deB larmee la defense de quitter les längs Pendant laffaire, pour transporter ou" conduire les blesses ä lambulance; des

* »tesures etant prises, disait lordre, pour P°n er des secouTS sur le champ de ba-

* taUe, i e prince de Ponte-Corvo, qui com-8 mandait les Saxons, ne mit pas cette de-8 lause ä lordre de son corps; et comme il8 arriva que, pendant \a bataille, on lui en->J ' eva > Sans lni en donner a\is, La division

Banpaise de Dupas quil avait placee 4 sa8 1 ^ s erve, et quun corps voisin disposa des8 ehcvaux des ambulances saxonnes pour11 T enforcer ses attelages dartillerie, le corps8 5axou souffrit plus quaucun autre; un8 grand nombrc de blesses de ce corps8 ® taient g>sans dans la plaine. Bernadotte 8 or donne de deteler quelques pieces de8 MQ °n pour aller preudre les voituresdambulances; et comme on lui observa8 Tue celapouyait exposer cette artillerie a8 ® tra Prise : QuLmporte, dit le guerrier8 Philantrope, ce nest que du bronze : leÄ sang du soldat est bien plus precieux. »

Tout cela est faux. Les Saxons~ttverent pied la veille de Wagram, etmatin de Wagram: cdtaient lesPlus mauvaises troupes de larmee. Ce-Bendant le prince de Ponte-Corvo,c °ntre lusage de lordre, lit une pro-cl amation le lendemain de cette bu-^ille, et les appela colonne de gra-nit- Lempcrenr le rcnvoya ä Paris ,

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et lui öta le commandement de cecorps(a J.

( Page 156.)

« Lordre du jour de leinpereur avait» cependant etc execute , dans toute lar-» mee, avec la plus grande severite, au» point qu'un marechal de France , voyant» des grenadiers porter leur colonel, dont» un boulet avait empörte la cuisse, il le» leur fit deposer sur lo bord du chemin,

» et les envoya au feu eit les reprimandant.

» Monsieur, ditil au colonel mourant, ilfaut quun soldat sacbe mourir i lendroit mente ou il est frappe.» Un jeune officier,» le colonel Lebrun, fils du duc de Plai-sance, etait alors aupres de ce marechal;il fit un mourement d'horreur. «Notremelier ne se fait pas 4 leau de rose , ditle ferocc guerrier. Ce n'est pas un jourde bataille quil faut parier de pltilan-trophie. »

Calomnie.

(Page ISO.)

« Arme 4 Anvers (Bernadotte ), sa prd-

( a) Pfote extraite de memoires inedits.

Le vice-roi etait au centre, sur une emi-neuce, A Fon voyait tres distinctementles mouvemens qui se faisaient sur la gau-che. Toute la ligne des Saxons se repliaiten desordre, laissant entre eile et la Posi-tion de l'enuemi un vaste espace, quecelui-ci ne paraissait pas songer 4 occu-per. On pressait le vice-roi den prevenirlempereur, qui etait a L exlreme droite.

» Attendons encore , dit le prince, ce nest» quune deroute de canons. « Vingt mi-nutes apres, on vit un cavalier accourir atoutes brides: celait un officier detat-majorqui, hors de lui, et aussitöt quil aperput levice-roi, secria : Monseigueur, le princede Ponte-Corvo mony oie pour vous direque si vous ne lappuyez pas, il est perdu ;sa cavalevie tient encore, mais son Infante-rie nest que de la Canaille. Getto expres-sion etait dune exageralion grossiere;qu'on juge toutefois de ce quon pensa , lelendemain, de la Proklamation sur la co-lonne de granit.

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