NOTES ET
troupes. 11 sentit alors toutc la priva-^*°n des dix-liuit mille liommes de Ber-^adotte; c’est ce qui donna Ueu ä laBataille d’Auerstedt, qui couvrit Da-^°ust de gloire. Bernadotte , de l)orn-® 0Ur g, aurait pu reparer sa taute, enternbant sur les derrieres de. l’armeePrussienne; il se contenta de parader,e t ne tira pas un coup de canon : lesS^neraux, officiers et soldats etaient
au desespoir.
(Page Os.)
" t# veille du jour oü se donna la bataille“ de Wagram, l’empereur mit a l'ordre deB l’armee la defense de quitter les längs“ Pendant l’affaire, pour transporter ou" conduire les blesses ä l’ambulance; des
* »tesures etant prises, disait l’ordre, pour“ P°n er des secouTS sur le champ de ba-
* ta ‘Ue, i e prince de Ponte-Corvo, qui com-8 mandait les Saxons, ne mit pas cette de-8 lause ä l’ordre de son corps; et comme il8 arriva que, pendant \a bataille, on lui en->J ' eva > Sans lni en donner a\is, La division
Banpaise de Dupas qu’il avait placee 4 sa8 1 ^ s erve, et qu’un corps voisin disposa des8 ehcvaux des ambulances saxonnes pour11 T enforcer ses attelages d’artillerie, le corps8 5axou souffrit plus qu’aucun autre; un8 grand nombrc de blesses de ce corps8 ® taient g>sans dans la plaine. Bernadotte 8 or donne de deteler quelques pieces de8 MQ °n pour aller preudre les voituresd’ambulances; et comme on lui observa8 Tue celapouyait exposer cette artillerie a8 ® tra Prise : Qu’Lmporte, dit le guerrier8 Philantrope, ce n’est que du bronze : leÄ sang du soldat est bien plus precieux. »
Tout cela est faux. Les Saxons lä~ttverent pied la veille de Wagram, etmatin de Wagram: c’dtaient lesPlus mauvaises troupes de l’armee. Ce-Bendant le prince de Ponte-Corvo,c °ntre l’usage de l’ordre, lit une pro-cl amation le lendemain de cette bu-^ille, et les appela colonne de gra-nit ’- L’empcrenr le rcnvoya ä Paris ,
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et lui öta le commandement de cecorps(a J.
( Page 156.)
« L’ordre du jour de l’einpereur avait» cependant etc execute , dans toute l’ar-» mee, avec la plus grande severite, au» point qu'un marechal de France , voyant» des grenadiers porter leur colonel, dont» un boulet avait empörte la cuisse, il le» leur fit deposer sur lo bord du chemin,
» et les envoya au feu eit les reprimandant.
» Monsieur, dit—il au colonel mourant, ilfaut qu’un soldat sacbe mourir i l’endroit„ mente ou il est frappe.» Un jeune officier,» le colonel Lebrun, fils du duc de Plai-sance, etait alors aupres de ce marechal;il fit un mourement d'horreur. «Notremelier ne se fait pas 4 l’eau de rose , ditle ferocc guerrier. Ce n'est pas un jourde bataille qu’il faut parier de pltilan-trophie. »
Calomnie.
(Page ISO.)
« Arme 4 Anvers (Bernadotte ), sa prd-
( a) Pfote extraite de memoires inedits.
Le vice-roi etait au centre, sur une emi-neuce, A’oü Fon voyait tres distinctementles mouvemens qui se faisaient sur la gau-che. Toute la ligne des Saxons se repliaiten desordre, laissant entre eile et la Posi-tion de l'enuemi un vaste espace, quecelui-ci ne paraissait pas songer 4 occu-per. On pressait le vice-roi d’en prevenirl’empereur, qui etait a L exlreme droite.
» Attendons encore , dit le prince, ce n’est» qu’une deroute de canons. « Vingt mi-nutes apres, on vit un cavalier accourir atoutes brides: c’elait un officier d’etat-majorqui, hors de lui, et aussitöt qu’il aperput levice-roi, s’ecria : Monseigueur, le princede Ponte-Corvo m’ony oie pour vous direque si vous ne l’appuyez pas, il est perdu ;sa cavalevie tient encore, mais son Infante-rie n’est que de la Canaille. Getto expres-sion etait d’une exageralion grossiere;qu'on juge toutefois de ce qu’on pensa , lelendemain, de la Proklamation sur la co-lonne de granit.
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