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31E.W0IKRS 1)E NAPOLEON.
» sence calma toutes les alarmcs. Douö» d’une activite infatigable, il röunit et» disposa, commo par enchantemcnt, tous» les inoyens de defense; inais il fit plus» encorc : il elcctrisa toutes les äines. Des» milliers de soldats se leverent 4 sa voix,» et dejouererit les projets d’un ennemi te-» mdraire. L’Anglais rcnonja k son cntre-» prisc, et le princo se disposa 4 rcjoindre» l’armeo d’Allemagne . Il allait y repren-» dreun coinmandement, lorstjue la paix» fut signee; il reyint alors k Paris , et y)> recut la grand’croir de l’ordre de Saint-» Henri de Saxe. »
Arriv6 ä Paris , le ministre de laguerre croyant qu’il y venaitpour rai-son de sante, l’envoya ä Anvers , oüil parla beaucoup, ecrivit beaucoup,et ne fit rien. Lorsqu'il y arriva, l’ex-p6dition anglaise 6tait manquee; An vers etait sauvee; car l’cscadre de l’Es-caut, qui avait alors douze millc ma-telots, 6tait rentree dans Anvers ; cequi portait ä trente raille homines lagarnison de cette place.
Toutes les combinaisons de lord Cba-tam auraient du avoir pour but d’in-terccpter l’escadre qui 6tait dans larade de Flessingue ; car, alors seule-nient, Anvers pouvaitötre prise.
(Page 158.)
« Quelques puldicites ont cru que Na-» poleon avait puissamment influd sur l’e-» levation de Bernadotle au tröne de Suede .
» A cet egard ils ont ete dans l’erreur.
» Non seulcincnt l’empercur fut ctranger 4» cette etonnante nomination, il est mürao» ccrtain qu’elle no lui fut point agreable. »
Si cette eledion n’avait pas eteagreable ä I’empereur , eile n’auraitpas eu lieu; car c’est pour avoir sa pro-tection et plaire ä la France , quc lesSuedois la firent.
L’empereur fut seduit par la gloirede voir un marecbal de France devc-nir roi; une femme ä laquelle il s’in-Wressoit, reine; et son lilleul, princc
j royal. Il prßta mßme a Bernadötto,I lors de son döpart de Paris , plusieurs| millions de francs sur sa casseüe, po" rparailre en Suede avec la pompe cofl'i venable.
(Page 165.)
« .Qu’il faut quo le susdit princ e >
» eu cas qu’il soit elu par les etats 4 la sn c '» cession au tröne, ait, avant son arriv® 0» sur 1c torritoirc suedois , ddclare fair®» profession de la doclrine cvangeliq uß» lutnerienne, etc. »
Bernadotte est ne dans la religio"calitolique, apostotiquc , romaine : üaabjurd sa rcligion pour la religio"rdformee. Beaucoup de gens en euS'sent fait autant; mais c’est cette cif'constance qui a empödie d’envoyerrögncr cn Suede le prince Eugene-Sa femme, princesse de Baviere , n’a"'rait pas pu s’en consoler. Desiree,reine actuelle de Suede , n’a pas voul"changer dereligion, et eile professeencorela religion catliolique, aposto-lique, romaine, dans laquelle eile estnöe.
(Poge 255.)
« Lettre du prince royal de Suede, 4 S. M-» l’einpereurdes Fran^ais. »
Gelte lettre est fausse, eile est fait"apres coup ; eile n’a jamais 6te re§ue •’en eftet, M. de Signeul, consul d eSuöde, ötaitencore, en juin, äDresde.negociant pour la Sudle. Certes, c®ne serait pas apres une pareille lettre»qu’on aurait continud a negocier av eCcette puissance («).
(«) Note eoetraite de mc'moires inedits-
Beaucoup de moyons avaient ctc te> ltefpour ramener la StiMe 4 la France , U 11 ®