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Tome sixième.
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(Page t >. )

NOTES ET

* De quels moyens bas et odieux les re-

CTuteurs ne se servaient-jls pas pour atlra-

P er » dans leurs filets, une jeunessc inconsi-deree..

(Page 73.)

'* Mais ce mot de conscription effaronche•es esprits de la mullitude ! Eh bien ! chan-Scons ce mot tcrvibie. Prenons-en un antre,eeliii de milice, par exemple. »

(rago 79 .)

* U se presente une question importante

Cxaminor, c’est de savoir jusqu’ä quel äge*• est convenable au bien des armees et de•etat, de retenir les soldats sous les dra-Peaux. Vers Tage de trenle ans, lorsquel’homme a fini son aocroissoment, scs mein-bres commenceut äperdre de leur souplcsse,•• devient bienlöt lourd, pesant.»

« Los habitans du Nord, engourdisparPrimas, engraisses par la biere, ont le coiS r as et lourd, Thumeur patiente et flegnPique, et Vimagination paresseuse. Ceux

Midi,

animes par la douce chaleur du turat et du vin, ont le corps sec et niaiguiais nerveux, Vimagination vivo et l’l

meur inconstante. Les premiers, hal

tues ä une yie dure au milieu de leurs

freux climats,. soutiennent les trava

et les fatigues de la guerre sans profererplaintes; sont impassibles aux coups defortune, et obeisseut maoliinalement s;aucune reflexion : mais froids, apathiqiet lents, ils soutiennent difficiletnentmarebes rapides, et sont peu propres auxtaques brusques et aux saillies d’audace. 1seconds, vils et agiles, suseeptildes d’<tbousiasme et d’elan, marchcnl Tapidenncn avant, eoureiu sur l’ennemi, et se propitent au milieu des pcrils. Kien de pTedoutable que leur premiere impulsiomais ce premier feu se calme bientöt,lang danger les dt-goöle. de longs trava'es impalientent.La vie rüde des camps, <«e leur offio aucune des douccurs auxqniles ils sont accoutumcs, leur parait insuPortahle; les marches retrogrades les <oöuragent: si le succes les enflamme ,

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moindre revers los abat. Indociles et incons-tans, ils n’obeissent que difficiletnent aufrein de la discipline.

(Page so.)

« 3° Les Anglais , le peuple du mondequi a les meilleures institutions civiles etmilitaires.... »

1° Les enrölemens forcös ont tou-jours ete en usage dans les republi-ques comme dans les monarchies,chez les anciens comme chez les mo-dernes. Les paysans etant esclaves enIlussie et en Pologne , on y leve deshommes de la mßmc manierc qu’onleve des chevaux dans les autres pays.En Allemagne , chaque village a sonseigneur qui designe les rccrues, sansconsiderer ni les droits, ni les conve-nances de ceux-ci. En France , on atoujours pourvu au recrutement del’arm6e par la voie du sort: ce quis’appelait lirer la milice , sousLouis XIV, Louis XV et Louis XVI ;tirer la conscription, sous l’empercurNapoleon. Les classes privilegieesötaient exemptes de tirer ä la milice,personne n’etait exempt de lirer ä laconscription : c’etait la milice sansprivilege; ce qui la rendait aussi de-sagrcable aux classes privilegiees, quela milice l’etait ä la masse du peuple.La conscription etait le mode le plusjuste, le plus doux, le plus avantageuxau peuple. Ses lois ont ete si perfec-tionnees sousi’empire, qu’il n’y arienä y changcr, pas meme le nom, depeur que ce ne soitun acheminementpour älterer la cliosc. Les departe-mens qui, depuis 1814, ont ete deta-ches de la France , ont sollicite et ob-tenu, comme un bienfait, de conti-nuer ä tHre soumis aux lois de laconscription, alin d’eviter l’arbilraire,l’injustice ct les vexalions des lois au-trichicnncs et prussienncs sur eette