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AlEJflOlKES DE NAPOLEON.
gain des batailles, et l’infanterie sc ravalejusitu'a n’etre plus qu’urie arrnee secoiidai-tc, sans autres fonelions que d’escovter lecanon dans les marches, et de le garder sur1c champ de balaillc. De deux mauvaisesarmees qui se livrout balaille, c’est cellequi parvient a mctlre le j)lus de pieces cnbatterie, qui reinporte la victoire : rnais,dans ce möme cas, il est une proporlionqu’on ne doit pas depasscr, parce que, au<bl4 d’un certain terme, les autres armes nesufüsent plus pour garder les pieces. Jecrois que le maximum de l’artillevic, qu’ilestpermis d’employer dans les armees, qucl-que mauvaises qu’elles soient, a cte atteintdans la guerre de Sept-Ans et dans notroCampagne de 1813, en Saxe, oü nous cher-chäroes a suppleer, ä force de canons, auxqualites qui manquaient a notre jeune in-fanleric . »
(Page 234 .)
«.Je voudrais que, outre ecs battc-
ries legionnaircs, un corps d’armee tralnätä sa suite un parc de reservo, de trente-cinqpieces, dont quinze obusiers et vingt canonsde douze. On ne formerait un jour de ba-taille, de loute cetlo reserve, qu’uno seulebatterio dirigee sur le point de la ligne en-nemie qu’on se pvopose de forccr. »
(PagC 233 . )
« Enfln cinq pieces ldgeres sont destincesä mareber avec l’avant-gardc; cllcs serontplus legeres de calibre, mieux alteloes queles autres, et seront suivics par des canon-niers ä cbeval, dont les chevaux porterontun poitrail avec des traits, alin de pouvoirs’atteler aux pieces dans l’occasion. Gelleartillerie legere, ainsi organisee, passerapartout, et se portcra rapidcmc.nt a la pour-suite de l’cnneini. — Nous aurons, de cettemaniere, soixanle bouches ä feu pour uncorps d’armde de trcnle mille bommes :c’est, je croi», ce qu’exigent les terrains de-couverts, les plus favorables ä 1’artiHcrie,en supposant une bonne infantcrio.... »
Si ccs principes ötaient adoplös, ils’ensuivrait: 1° que la ilivision d’artil-lerle serait composee de deux obu-siers ct de trois pieces de six; 2° quel’öquipauc d'artillerie d’une armöe de
quarante mille hommes, serait desoixanle bouches il feu (une pieee etdernie par mille bommes); 3 a que lesöquipages seraient ainsi composes: detrois douziemes pieces de six, quatredouziemes pieces de douze, cinqdouziemes obusiers, c’cst-a-dire quinzepieces de six, vingt de douze, et vingt-cinq obusiers sur soixante bouches äfeu.
La division d’artillerie a ete fixeepar le göneral Gribcauval, ä huit bou-dies ä feu, d’un möme calibre dequatre, de huit, de douze, ou obusiersde six pouces; parce qu’il faut:l°qu’une division d’artillerie puisse sediviser en deux ou quatre batteries;2° parce que huit bouches ä feu peu-vent ötre servies par une Compagniede cent vingt hommes, ayant en re-serve une escouade au parc; 3" parceque les voitures necessaires au Servicede ces huit bouches ä feu, peuvent ötreattelöcs par une Compagnie d’öquipagedu train; 4° parce qu’un hon capitainepeut surveiller ce nombre de pieces;5° parce que le nombre de voituresqui composent une batterie de huitbouches ä feu, fourriit suffisammentd’ouvrage ä une forge et ä une pro-longe, et que deux affüls de rechangelui sufüsent. Si la division ötait com-posee de moins de bouches ä feu, ilfaudrait d’autant plus de forges, deprolonges, (l’allüts de rechange.
Napoleon a supprimö les pieces dequatre et de huit; il y a substituö I*piece de six : l’expörience lui avaitdömontrö que les gönöraux d’infante-rie faisaient usage indistinctement depieces de quatre ou de huit, saß 5avoir ögard ä l’effet qu’ils voulaieß*'produire. 11 a supprimö l’obusier d esix pouces; il y a substituö l’obusie fde cinq pouces six tignes, parce q uedeux cartouches du premier calibr 0