qui exigerait quarante-huit forges,prolonges ou affüts de rcchnnge alla-ches anx divisions : en tout quatrecent vingt-quatre [a] voitures, c’est-ä-dire sept voitures par piece : ce seraitdonc soixante-quatre voitures de plusque le premier equipage. Quel surcroitd’embarras , quel equipage pesant,quel emploi d’hommes, de chevaux etde materiell Ce sont les pieces dedouze qui embarrassent les marches,parce qu’clles pescnt de quinze centsä dix-huit cents livres, et vont diflici-lement liors des chaussees. L’equipageimpörial de soixante bouches ä feu aquarante-cinq pieces de canon; celuipropos6 n’en aurait que trenle-cinq.
Mais, avec les quatre Cent vingt-quatre voitures qu’il faudrait pour cetequipage, on uurait soixante-douzebouches a Teu imperiales, c’est-ü-dire,neuf divisions, savoir : quarante-deuxpieces de six, douze pieces de douze,et dix-huit obusiers (£■). La questionest donc celle-ci : aimc-l on micuxavoir quinze pieces de six, vingt dedouze, et vingt-cinq obusiers, ou cin-quante-deux pieces de six, douze dedouze, et quinze obusiers ? Quelle fu~reur de parier de ce que l’on ne saitpas !
Tantflt on dit qu’ä l’instar des Ro-mains , il faut que la division soit unearmöe au petit picd, et cependanton
(a) Soixante bouches k feu, quarante-huitvoitures attachöes aux divisions, tronte-quatre caissons de six, deux cent deux dedouze, ct obusiers, ireriie de parc, treniecaissons d’infanterie, vingt pontons : totalquatre cent vingt-quatre.
(6) Soixante - douze bouches ä feu ,trente-six voitures attachees aux divisions,quatre-vingt-quatorze ct demi de six, cin-quante-quatre de douze, soixante-scize etdemi d’ohus, trente-dcux de parc, trente-six d’infanterio, vingt-quatre de pontons:total quatre cent yingt quatre-
lui öte ce qui est le plus nöcessaire, leplus important, 1’artillerie. Quoi! u nelegion de huit ou neuf mille honimesfera l’avant-garde ou l’arriere-garded’une armöe, sera d6tach6e avec troispieces de canon et deux obusiers;mais si eile trouve devaut eile unedivision russe , prussienne ou autri'chienne, d’ögale force, celte divisionaura trenie pieces de canon (c’est1’Organisation actuelle). Gcrtes, l’ar-tillerie de la legion sera prornptementr£duite au silence et dömontee; l'in-fanterie sera chassec de sa position, »coups de canon; ou si eile se maintientce sera au prix d’un sang bien pr6'cieux.
M. de Gribeauval , qui avait fait 1®guerre de Sept-Ans dans l’armöe au-trichiennc, et avait lc genie de l’artil'lerie, a regle que la force des tfqui'pages serait a raison de quatre piecespar bataillon de mille hommes , outrente-six bouches ä feu pour unedivision de neuf mille hommes, oucent soixante pour une armee de qua -raute mille hommes. L’equipage im -perial etaitde cent vingt bouches äfeUpour un corps d’armöe de quarantemille hommes , ou quatre divisionsd’infanterie , ayant une division decavulerie 16göre, une de dragons >une de cuirassiers: de ces quinzedivisions d’artillerie , deux dtaientatlachfies üt chaque division d’infante'rie, trois 6taientenr6scrve, et quatre»cheval: une ä la division de cavalerielegere, une ä la division de dragonsideux ä celle de cuirassiers; c’ötaien*'soixante-douze pieces de six , di*"huit de douze , et trente obusiers ipres de six cents voitures, compris l eSpiöces , les doubles approvision«e"mens et les caissons d’infanterie.
II faut, pour le Service d’une p>® c0de canon de l’äquipage imp6rial, I' ua