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Tome sixième.
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Portant l’autre , trenle chevauxtrente-einq hommes; il faudrait, l’unP°ftant l’autre , pour une piece deCan °n de l’equipage propose, quarantehotnmes et trente-cinq chevaux [a).ün e division de huit pieces d’artillerieex 'ge deux cent soixante-douze hom-me s et deux cent quaranle chevaux ,

Ce <fui est ia valeur de deux bons es-

ca drons.

Les hommes qui se sont fait uneidee de la guerre moderne, en com-^ßtant les anciens, diront qu’il vaut^■eux avoir trois mille six Cents che-Va( iXou quatre mille fantassins de plusdans une armde de quarante millehommes, que cent vingt pieces de ca-; ou n’avoir que soixante bouchesa f ou, et avoir mille cinq Cents che-Va hx et deux mille fantassins de plus:ils auronttort. II faut dansune armde,l’infanterie, de la cavalerie, de* artillerie, dans de justes proportions - ,ces armes ne pcuvent point se suppleerl nne ä l’autre. Nous avons vu des oc-casions oü 1’cnnemi aurait gagne labataille: il occupait avec une batteriede cinquante ä soixante bouches ä feu,une belle position; on l’aurait en vainattaque avec quarante mille chevaux

NOTES ET MELANGE». 361

et j et huit mille hommes d’infanterie deplus

(a) Une bauche ä feu de l’equipage im-perial a besoin de trois voitures et troistreutiemcs par piece, pour l’appnmsionnerä trois cents coups, sans compter son coffret;d’une voiture pour parc, forge, prolonge,affüt de rechange, Caisson de parc, dix vingt-tiemes de caisson d’int'anterie, sept ving-tiemes de yoiture, de pontons, six voitnres.Bour cent Yingt pieces, sepi cent yingt yoilu-res: ce qui donuerait, pour une arinee de centsoixante mille hommes, quatre centquatre-'vingts bouches ä feu, deux mille huit ccrit'l'iatre-yingts voitures, dont cent soixanted e pontons, de quoi faire quatre cent qua-h-e-yingts toises de pont, sur les grandes ri-v >eres, ce qui exigerait seize mille huit*•*111» chevaux, et vingt mille hommes.

piuj , il fallut une batterie d’egaleforce, sous la protection de laquelleles colonnes d’attaque s’avancerent etse ddploydrent. Les proportions destrois armes ont dtd , de tout temps,

1’objet des meditations des grands ge-neraux.

Ils sont convenus qu’il fallait: 1*quatre pieces par mille hommes , cequi donne en hommes le huitieme de1’armde, pour le personneide l’artille-rie ; 2° une cavalerie egale au quart del’infanterie.

Prdtendre courir sur les pieces, lesenlever ä l’arme blanche, ou faire tuerdes canonnierspar des tirailleurs , sontdes idees chimeriques : cela peut ar-river quelquefois; et n’avons-nous pasdes exemples de plus fortes prises d’uncoup de main! Mais, en Systeme gd-ndral, il n’estpas d’infanterie, si brave' qu’eile soit, qui puisse, sans artillerie,marcher impundment, pendant cinqou six cents toises, contre seize piecesde canon bien placees, servies par debons canonniers : avant d’dlre arrivesaux deuxtiers duchemiu, ces hommesseronttuds,blessds, disperses. L’artille-rie decampagne a acquis trop de justes-se dansletir, pourqu’on puisse approu-ver ce que dit Machiavel qui, pleiu desidees grecques et romaines, veut queson artillerie ne fasse qu’une dechar-ge, et qu’apres eile se retire derriere

sa ligne,

Une bonne infanterie est sans doutele nerf de l’armde; mais si eile avaitlong-temps ä combattre contre uneartillerie tres supdrieure, eile se dd-moraliserait et serait detruitc. Dansles premieres campagnes de la guerrede la revolution , ce que la France atoujours eude meilleur, c’est l’artille-rie : je ne Sache pas un seul exemple| de cette guerre oü vingt pieces de ca-