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MRMOIUES HE NAPOLEON.
armßcs, et par celle de Ia Passargeen 1807, pour proteger le siöge deDantzick.
Mais veut-on un exemple d’uneguerre offensive, menee sur de fauxprincipes, c’est celle de 1796, en Alle-magne. L’armee frangaise de Sambre-et-Meuse s’enapara de la citadelle deWurtzbourg, et s’etablit sur la Rednitz ,forte de cinquante mille hommes;dans le temps que la gauehe et lecentre de l’arm6e du Rhin-et-Moselle passaient le Necker, et se portaient aveccinquante mille hommes sur Neres-heim; et que la droite , forte de vingtmille hommes, marchaitsous les ordresde Ferino sur le Worarlberg au pieddes montagnes du Tyrol. Ces troiscorps d’armde, sGpares entre eux pardes montagnes, de grandes rivieres,avaient chacun une ligne de commu-nication particuliere avec la France ,de sorte que la defaite de Tun d’euxcompromettait le salut des deux autres.Les flancs sont les parties faiblcs d’unearmde envahissante; on doit s’efforcerde les appuyer, si ce n’est tous lesdeux, au moins un ä un pays neutre,ou ä un grand obstacle naturel. Aumdpris de ce premier principe de guer-re, l’armde frangaise, en se divisant entrois corps sdpares, se crda six flancs,tandis que, en manoeuvrant bien, üetait facile d’appuyer fortement sesdeux ailes. La colonne du centre com-battit ä Neresheim , sa gauehe en l’air,sa droite n'ötant pas mfime appuydeau Ranube , ayant negligd de se saisirde la place forte d’Ulm, que l’enncmiavait abandonnee, et qui seule pouvaitrögulariser cetle Campagne. Elle setrouvait ainsi en l’air, a qualre-vingtslieues du Rhin , saus avoir aucun pointd’appui, comme place de depdt inler-mtkliaire. L’archiduc ayant fail dispa-raitre la principale partie des forces
qu’il avait opposdes a l’armee de Saßt'bre-et-Meuse et au corps de droite qn ecommandait Ferino, se porta sur N e 'resheim ; apres y avoir dchoue contfßl'intrdpidite frangaise, il repassa 1®Danube et le Lech, s’affaiblit de vingt'cinq mille hommes devant la gaud 1 ®et le centre de l’armbe de Rhin -e*-'Moselle , qui venait de le battre ä N e 'resheim, et alla accabler, etchasser nndelä du Rhin , l’armde de Sambre-et'Meuse .
Dans celte Campagne, le gdndral d®l’armee du Rhin commit encore un®grande faule: il laissc sur ses derriere^saus les bioquer, deux grandes plac® sfor tes, Ph i I ipsbourg e t Man heim, les l a) 'sant seulement observer par un corps d®quatre mille hommes. I! eüt fallu 1® Sfaire dtroitement investir pour le^öter toute communication avec rard>*'duc, toute connaissance des dvdne'mens de la guerre, toute intelligentavec les campagnes; ces blocus eussed6t6 un acheminement vers la chute d®ces places; il fut sdverement puni d®cette imprudence: les garnisons de c® 9deux places chasserent au delä d®Rhin le corps d'observation, insurg e 'rent les paysans, et intercepterent s® 9Communications, des qu’elles app rKrent les succes de rarchiduc; eil® 9faillirent möme surprendre Kehl etpont de Strasbourg . Jamais les prin® 1 '’pes de la guerre et de la prudence n ®furent plus violes que dans cetle can rpagne. Le plan du cabinet dtait viele®*'l’exdcution en fut plus vicieuse en cot'
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que fallait-il donc faire? 1° Lescorps d’armdc devaient Glre souSmörrie gerioral en chef; 2° marcreunis, n’nvoir que deux ailes, et ® 11appuyer conslamment une au D a!l11he; £° s’emparcr au pr&ilnblc de ®l uiltre places de l’ennemi, sur le Rliin, ® l |moins ouvrir la tranchec devant de u> '