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Tome sixième.
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NOTES ET MELANGES.

s assurer d’Ulm, pour faire sa gran-de place de depöt sur le Dauube, audtibouche des Montagnes-Noires.

Une Campagne offensive, qui a violü^galement les regles les plus impor-tantes de l’art de la guerre, ce fut celle^ Portugal . L’armee anglo portugaiseeta ‘t de quatre-vingt mille liommes,d° n t quinze mille de milices , qui^aient en observation ä Coimbre , ets a PPUyaient a Oporto . L’armee fran-** aiSe , apres avoir pris Ciudad-RodrigoAlmeida, entra en Portugal , fortelle s °i*ante-douze mille hommes; eile^‘aquaPennemi en position sur les hau-®Urs de Busago. Les deux armeesTalent d’egale force; mais les positionsd® Busago etaient tres fortes : eileechoua ) et le lendemain, tourna cesdgnes, en se portant sur Coimbre . L en-fiena ' fit alors sa retraite sur Lisbon-1)6 ’ brülant et devastant le pays.

Le genüral frangais la suivit, l’üpüedans les reins, ne laissa aucun corpsd’observation pour contenir la divisionde quinze mille miliciens portugais ,^di etaient ä Oporto , abandonna tousSes derrieres et Coimbre , sa place dedepöt, ou il laissa cinq mille blessös oumalades. 11 n’ütait pas encore arrivüdeyant Lisbonne , que düja la divisionPortugaise s’etaitemparee de Coimbre ,e t lui coupait toute retraite. II auraitdfi laisser un corps de six mille hom-B'es pour düfendre et fortifier Coim-te i et contenir la division d’Oporto.W est vrai qu’il ne serait plus arri-V d devant Lisbonne qu’avec soixante^llle hommes ; mais cela ütait süffisant,S J general anglais avait le projet de® e mbarquer: si, au contraire, comme*° ut devait le faire penser, il voulait seBraintenir en Portugal , les Frangais ned^aient pas depasser Coimbre ; ilsd e vaient prendre une bonne position

en avant de cette ville, müme ü plu-

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sieurs marches, s’y fortifier, soumettreOporto par un dütachement, organiserleurs derrieres et leurs Communica-tions avec Almeida , attendre que Ba-dajos füt pris, et que l’armüe d’Anda-lousie füt arrivee sur le Tage .

Arrivü au pied des retranchemensde Lisbonne , le general frangais man-qua de rüsolution ; cependant il con-naissait l’existence de ces lignes, puis-que l’ennemi y faisait travailler depuistrois mois. L’opiniongenürale est que,s’il les eüt attaquüesle jour de son arri-vüe, il les eüt emportees; mais, deuxjours apres, cela n’etait plus possible.L’armee anglo-portugaise y fut ren-forcee d’un bon nombre de bataillonsde milice; de Sorte que, sans obteniraucun avantage, le genüral frangaisavait perdu cinq mille blessüs ou ma-lades , et ses Communications sur sesderrieres. 11 s’apergut, devant Lisbon-ne , qu’il n’avait pas assez de munitionsd’artillerie; il n’avait pas raisonnü sonOperation.

Une Campagne offensive, qui fut ega-lement conduite contre tous les princi-pes de la guerre, fut celle de CharlesXII,en 1708 et 1709. Ce princepartitdeson camp d’Allsttadt, prüs de Leipsick,

I en septembre 1707, ä la tüte de qua-rante-cinq mille hommes, traversa laPologne : vingt mille hommes, sous lesordres du comte de Lewenhope, de-barquerent ä Riga ; quinze mille hom-mesütaientenFinlande: ilpouvait doncreunir quatre-vingt mille hommes desmeilleures troupes du monde. Il laissadix mille hommes ä Warsovie pour lagarde du roi Stanislas, et arriva, enjanvier 1708, ä Grodno , oü il hiverna.En juin il traversa la foröt de Minsk ,et se prüsenla devant Borisow, forgal’armüe russe qui occupait la rive gau-che de la Berezina, battit vingt milleRusses qui s’etaient relranches derrie-

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