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Tome sixième.
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NOTES ET MELANGES.

c ?lni de la Drac dans l’lsere ä Greno-Ces deux points satisfont egale-^ent au texte de Polybc et de Tite-Live ; la Chaussee d’Espagneenltalie,*i u ' Iraverse le Rhöne au pont Saint-®sprit, les Alpes au mont Genövre,^ que Napoleon a fait construire , esta communication la plus courte entrees deux peninsules; eile passe a Gre-noble .

Le consul Seipion avait eu pour de-P ar tement l’Espagne , son collegueSeuipronius ) ia Sicile ; le senat, bien'°'o de s’attendre al’irruption d’Anni-^ , avait adopte le projet de porter äfois laguerre en Afrique et en Es-P a gne. Les Romains ne communi-flhaient alors avec l’Espagne que parla ther. LaLigurie, les Alpes et laG »ule leur etaient inconnues et habiteesP ar des peuples leurs ennemis. Seipionetnbarqua son armöe ä Pise , le portdel’Arno; aprescinq jours de navigationHiouilla ä Marseille ; il y apprit ä sonStand etonnement que d6jä Annibalav ait passe les Pyrönöes et arrivait surle Rhöne ; il se porta 4 l’enabouchurede ce fleuve, y debarqua, et cödantaux instances des habitans du Rhöne qui 1 appelaient 4 leur secours, il seflatta, avec quelque fondement , quequelque forte que füt l’armöe cartha-ginoise, il pouvait defendre le passaged’une riviere aussi considörable que leLhöne; il se mit en marche, arriva enLois jours au camp des Carthaginois,^ a is ils n’y etaient plus depuis troisl°urs. Hg etaient en Operation remon-ta "t le fleuve; il lui restait le parti,, ° u de les suivre, il n’eüt point tardö 4a Heindre leur arriere-garde , mais ils ® n gardabien; Annibal se füt retour-et l’eüt battu : ou de remonter laVal 'ee de la Durance, se porter sur len°l d Argentiere, s’y faire joindre parar möe du preteur Manlius qni etait 4

Plaisance, attendre Annibal el l'atta-quer avec ces deux armöes reunies aumoment oü il descendrait dans la plai-ne. Ce projet eüt sauve Rome , maisil n’ötait pas praticable ; les Alpes etaient habitees par une race de barba-res de toute antiquitö aussi ennemisdu peuple romain que les Gaulois deMilan et de Bologne ; ceux-ci eussentcoupe les Communications de l’armöede Seipion, si eile se fütporlee derrie-res les Alpes cotiennes. Il ne lui res-tait donc qu’un troisieme parti 4 pren-dre, celui de rejoindre sa flotte 4l’embouchure du Rhöne et d’y embar-quer son armee. Cela fait, devait-ilrötrograder sur Nice , y döbarquer ,gagner lc col de Tende , descendredans la vallöe de la Stura, se porterainsi au döbouche des Alpes cotiennes?11 füt arrivö trop tard, puisqu’il n’yeüt pu arriver auplustöt que le vingt-sixieme jour de son döpart d’Orange,et qu’Annibal ötait 4 Turin des le vingt-deuxieme jour; mais, d’ailleurs, ceplan n’ötait pas plus exöcutable quecelui de marcher par terre d’Orangesur le col d’Argentiere en remontantla Durance, car les hauteurs des Al-pes maritimes, le col de Tende ,etaient ögalemerit habitös par despeuples ennemis de Rome . Les Ro-mains entrerent pour la premiere foisdans les Gaules , cinquante-cinq ansaprüs Annibal; ils ne franchirent lesAlpes que cent quatre ans apres lui :ce futl’anlG3 avant Jesus-Christ , que leconsul Apiniuspassale Var pour repri-mer les peuples liguriens qui inquiü-taient les colonies marseillaises deNice et d’Antibes . Les Romains en-trerent alors en Gaule sans traverserles Alpes; l’an 125 avant Jesus-Christ ,le consul Flaccus, appele par les Mar-seillais, passa une seconde fois le Var ;l’an 124 , le consul Sextus londa la