au plus yite ä ses vaisseaux, et embarqueson arnuc (a). »
(PagO 579.)
« Annibal continue a remonte r le flenvopendant plusieurs jours; ensuite il quitto leRhone , et prend ä droito dans les monta-gnes, pour gravir cette chaine des Alpes ,que, depuis le famcux passage, les anciensnomm&rent les Alpes penniues, du 110 mqu’ils dounaient aux Carlhaginois (1-oeui), etqui s’appello raaintenant le petit Saint-
Rcrnard. Ce fut donc un trait de gdnic
de la part de ce grand liomme de diriger samarche d’une manidre si cxtraordinaire et siimprevue, que les Romains ne pussenlcon-naitre son projel de passage, que lorsqu’il noserait plus lemps de s’y opposcr (6). »
(Page asi.l
« Enfin l’infanlcrie descendit la dernidre,et touto l’annee deboucha dans la yalleed’Aost , et de IA dans la plaine, oü eiletrouva des yivres eil abondance.... Cepcn-dant Publius Scipion ddbarque, comme nousl’avons dit plus baut, sur les cötcs de la Li-ft«) Quel csprit y a-t il ä perdre dixjours cn sc lnissant gagner du tempspar son ennemi ? Scipion fit une chosetoute simple; il espöra döfendre lepassage du Rhöne ; mais comme il ar-riva trop tard, il retourna ä sa (lotte.
( b ) Les Alpes cotiennes s’ötendentdepuis le col d’Argentiere jusqu’auMont-Cenis. Comment Scipion pou-vait-il y arriver avant Annibal qui,partant d’Orange, avait trois marchesd’arance sur lui. Annibal ne tarda pas,d’ailleurs, ä ölre instruit, qu’apres ötrearrives jusqu’ä la Durance, les Romainsavaient retrograde vers leur flotte. 11sne pouvaient donc lui donner aucuneinquietude! Ccla detruit l’öchafaudagedu petit Sainl-Bernard. Mais c’estpour la premiere fois, sous Auguste ,l’an 21 avant Jösus-Christ, que lesRomains sont cntres dans la vallöed’Aost , et fonderent rette ville,
gurie, ayec une partie de son armee, alten-dait Annibal par les Alpes maritimes oucotiennes pour lui cn dispntor le passage-Quelle dut ötre sa surprise, lorsqu’il app r *^la nouvello cxtraordinaire que les Cartha'ginois debouchaiont par le Nord. 11 accou' 1aussitöt ayec les troupcs qu’il ayait arne -nees, se joint A l’armeo pretoriale destincc 3contenir les Gaulois qu’il trouye ä Piaisa« 1 'ce, passe le P6 sur le pont de cette colon* 6romaino, jette un poutde radcaux surle T c "sin, et y fait passer son armee, tandis qu’A 11 'nibal, apres ayoir quitte la yallee d’Aosbs’ayance de son cote vers le fleuve (a).
L’an 218 avant Jösus-Christ, Annibalapres avoir traverse les Py renees söjoUf'na ä Collioure ; il traversa le bas Lan^guedoc non loin de la mer, et passa l 0Rhöne au-dessus de l’embouchure d ela Durance, et au-dessous de 1’emboU'chure de l’Ardöche. Il passa au-dessUSde l’embouchurc de la Durance.parce qu’il ne voulait point se dirige fsur le Var ; il passa au-dessous d 0l’embouchure de l’Ardeche , parce qu 0lä commence cette chaine de monta"gnes qui dominent presque ä pic l arive droite du Rhöne jusqu’ä Lyofl’tandis que la vallöe sur la rive gauch 0est large de plusieurs Heues; eile s’&'tend jusqu’au pied des Alpes . P el’emboucbure du Rhöne jusqu’au coP"fluent de l’Ardeche il y a vingt-he^Heues; il est probable qu’Annibal 8passö quatre Heues plus bas ä la ha 11 'teur d’Orange , ä vingt-quatre lieU 0 ^ou quatre journöes de marche demer; ils’est dirigö d’Orange en droit 0ligne sur Turin . Le quatrieme jour d 0marche , il s’est trouve au conflue* 1 ^de deux riviöres, celui de l’Isere da* 1 ®le Rhöne au-dessus de Valence, ° ö
(«) Polybe et Tite-Live disen*qu’Annibal arriva sur Turin , et n° nsur Ivräe.