MEMOlItES DE NAl'OL^ON.
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Suite du texte des Conclusions des Consi-derations sur l’art de la guerre.
» 4. La multiplicitä decescohortes,qu’on peut regarder comme les eld-mens de l’armee, et le terrain qu’ellesoccupent sur le champ de bataille nepennettentpas au general en chef deles disposer , de les faire combattre etde les ranger toutes lui-möme; ce quil’oblige d’en faire plusieurs divisionsdontilconße le commandement ä seslieutenans.
» 5. La force de ces divisions, quej’appelle legions, est d6termin6e parla quantite de cohortes qu’un oflicier-gduieral peut aisdment embrasser, etsuivre de l’ceil sur un champ de ba-taille : jela fixe ä dix cohortes.
» 6. Les besoins de la guerre r6-clament deux especes d’infanteries:l'une pour soutenir par son union lechocde l’ennemi, et rompre ses ef-forts; l'autre pour le reconnaitre, leharceler en tirailleurs, et le poursui-vre dans des pays fourrös. La Propor-tion de la premiere ä la seconde serade trois ä un.
» 7. Les besoins de la guerre r6-clament deux especes de cavaleries ,l’une pour achever de rompre et d’e-craser sous le poids de ses masscs, destroupes harassöes et en ddsordre parun long combat; l’autre pour fouillerle pays, 6clairer les colonnes, avoirdes nouvelles de l’ennemi, lui tendredesembuches, surprendre ses convoiset poursuivre les fuyards en plaine.Elles seront ä peu pres entre eiles dansla möme proportion, et seront envi-ron un sixieme de l’armee.
» 8. Pour remplir des r<Mes si dif-ficiles. les troupes de ligne doiventmarcber et combattre avec ordre et
Suite des Notes de Napoleon.
tif au present. Cela donne un completde neuf cent soixante hommes pour laforce du bataillon.
4. II faut un colonel-brigadier pourtrois ou pour quatre bataillons pourun eftectif de deux mille huit cent vingtou de deux mille sept cent quatre-vingts hommes prösens sous les armes-Deux mille quatre Cents ou trois miH edeux cents.
5. Unc division se composcde troisbrigades de neuf ou douze bataillonsde huit mille six cent quarante ou deonze mille cent dix hommes; ce quifait sept mille deux cents ou neuf millesix cents hommes prösens sous les ar-mes.
6. II n’ya et ne peut y avoir qu’uneseule espece d’infanterie, parce quele fusil est la meilleure machine de guer-requiait^tö inventöepar les hommes.
7. Ils en röclament quatre: leseclaireurs , la cavalerie lögöre, lesdragons, les cuirassiers. La cavaleriedoit fttre, dans une armöe en Flandreou en Allemagne , le quart de l’infan-teric; sur les Pyrdnöes, sur les Alpes ,un vingtieme; en Italie , en Espagnc.un sixieme.
8. L’ordre et la tactique sont n^ces-saires iU’infanterie, ä la cavalerie, fll’artillerie, aux 6clniretirs, aux cha®'