NOTES ET MKLANGES.
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r ecrues des climats brülans de l’dqua-teur et du tropique, transportes parraille chevaux et cinquante millec hameaux, portant avec eux des 'vi-^ re s pour cinquante ä soixante jours,l’eau pour cinq ou six jours, et unto'ain d’artillerie de een* cinquanteRuches ä feu de Campagne, avec dou-le approvisionnement, arriveraiente P quatre mois sur l’Iudus. L’Ocean ac esse d’dtre un obstacle depuis qu’on^ d es vaisseaux; le desert cesse d’en^ re un pour une armde qui a ena ^°ndance des chameaux et des dro-'badaires.
Les deux premiers objets etaientretl >plis; et malgre la perle de l’esca-de l’amiral Brueys ä Alexandrie ,’ n trigue qui porta Kleber ä signer lac °"vention d’Elarich ; le debarque-ttle nt de trente ä trente-cinq mille^"glais sous les ordres d’Abercrombiea Aboukir et ä Qosseür; le troisieme*^1 aurait eie alteint; une armee fran-Caise futarriveesur l’tndus dansl’hiver^e 1801 ä 1802, si l’assassinat de Kle-ber n’eüt fait tomber le commande-Uient de V armee dans les mains d unkomme plein de coura^e, de talensadministratifs et de bonne volonte,mais du caractere le plus oppose atout commandement mlütaire.
Le Coran ordonne d'exterminer lesidol&tres ou de les soumettre aux tri-Luts; il n’admet pas l’obeissance et las oumission a une puissance infidele;
cela il est eontraire ä l’esprit dekotre religion : Rendez ä Cesar ce quiu Pparümt d Cesar, a dit Jesus-Christ ;enipiren’ cst pas de ce monde, obeis-aua; puissanccs. Bans les X', XI“ etsiecles, les chrdtiens regnerente n Syrie , mais la religion etait 1 objetde la guerre , c’etait une guerre d ex-ter >mination ; l’Europe y perdit des’hillions d’hommes. Si un tel espril
eut animd les ligyptiens en 1798, cen’est pas avec vingt-cinq ä trentemille Francais, que n’exaltait aucunfanatisme et dejä degoütes du pays;que l’on eüt pu soutenir une pareillelutte. Maitre d’Alexandrie et du Caire ,victorieux des Mamelouks aux Pyra-mides, la question de la conqudten’dtait pas ddcidee, si l’on ne parve-nait ä se concilier les imans, lesmuphtis, les ulemas et tousles minis-tres de la religion musulmane . L’ar-mde franpaise, depuis la rdvolution,n’exerpait aucun culte ; en Italie m6meeile n’allait jamais ä l’eglise; on tiraparti de cette circonstance: on pre-senta l’armde aux musulmans commeune armee de catdchumenes, disposdsä embrasser le mahomdtisme. Leschretiens, cophtes, grecs, latins, Sy-riens , etaient assez nombreux : ilsvoulaient profiter de la presence de1’armde franpaise pour se soustraireaux restrictions imposees ä leur culte.Le gdndral en chef s’y opposa, et eutsoin de maintenir les affaires religieu-ses sur le pied existant. Tous les joursau soleil levant, les scheiks delagrandemosqude de Gemil et Azar (c’est uneespece de Sorbonne) se rendaient äson lever ; il leur faisait prodiguertoutes especes de marques d’egard; ils’entretenait longuement avec eux desdiverses circonstances de la vie duprophete, des chapitres du Coran . Cefut apres le retour de Salhieh, qu’illeur proposa de publier un fetam, parlequel ils ordonneraient au peuple deprdter le serment d’obdissance au gd-neral en chef. Cette proposition les fitpftlir, les embarrassa fort, et apres unpeu d’hesitation , le schiek Cberkaoui,respectablevieillard.rdpondit: « Pour-» quoi ne vous feriez-vous pas musul-» man avec toute votre armde? alors
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