4i6 MEMOIRES DE
» vos bannidres, et disciplinds A votre» mattiere, vous rdtabliriez la palrie» arabe et soumettriez l’Orient. » IIleur objecta la circoncision et la pro-hibition de boire de vin, boisson nd-ccssaire au Soldat franQais. Aprds quel-ques discussions sur cet objet, on con-vient que les grands schicks de Gcmilet Azar chercheraient les moyens delever ces deux obstacles. Les dispu—tes furent vives, elles durerent troissemaines; maisle bruit qui se rdpan-dit dans toute l’Egypte que les grandsschieks s’occupaient derendre l'armdefrangaise musulmane, remplissait dejoie tous les fideles: dejä les Francais se ressenlaient de l’amdlioration del’esprit public, ils n’dtaient plus consi-ddrds comme des idolAtres. Quand lesUldmas furent d’aecord, les quatremuplitis remlirent uri fetam, par lequelils declardrent que la circoncision n’d-tant qu’une perfeefion n’etait pas in-dispensable pour dtre musubnan ; maisque dans ce cas on ne pouvait espdrerle paradis dans l’autre vie. La moilidde la didiculte se trouvait levdc ; maisil fut faciie de faire comprendre auxmuplitis que la deuxieme ddeisionn’etait pas raisonnablc. Ce fut l’objetde six autres semaines de discussion.Enfin ils ddclarcrcnt qu’on pouvaitCtre musulman et boire du vin, pourvuque l’on employAt le cinquieme de sonrevenu, au lieu du dixieme, cn cruvresde bicnfaisance. Le general eri clieffit alors tracer le plan d’uue mosqude,plus grande queecllc de Gemil Azar;il declara la faire bAlir pour servir demonument a l’dpoque de la conversionde l’armee, mais de fait u ne voulaitque gagner du temps. Le fetam d’o-beissance tut donnd par les schieks, etNapoldon ddclare ami du prophdte ,spdcialement protdgd par lui. Le bruitgdndralement rdpandu qu’avant
NAPOLEON.
un an toute l’armee porterait le tuT'ban.
C’est dans celte ligne que s’öst cons-tamment tenu Napoleon, conciliant savolonte de rester dans la religion ° uildtait nd, avec les besoins de sa p 0 ' 1 "tiqueet de son ambition. Pendant 1”sdjour de l’armde, le gdndral Men 0 ®seid s’esl fait musulman, ce qui autile et d’un borj eilet. Quand les Fra ”'Cais quittereny l’Egypte, il ne rest‘ 1que cinq A six inillc hommes qui s’e fl 'rdlerent dans les Mameloucks et eV'brasserent le mahomdtisme.
X' NOTE.
(Pag« aa.)
« J’elais oliligd de detruire, en pass» 11 *'cctlc gentilhointniere de Malle, parcequ’e® 0ne servail qu'aux Anglais . Jecraignais <J uequclque vieux lovain de gloirc ne porlät ceSChevaliers ä se defendre et ä ine retardc f ’ils se rendirent, par bonhenr, plus honte 11 'sement que je ni’on £tais Halt ;. »
Malte nc pouvait pas rdsister a U”bombardement de vingt-quatre heurcS-cette place avait certainement d’in 1 'menses moyens physiques de resi s "tance, mais aucuns moyens morau*'Les Chevaliers ne (irent rien de hon - 'tcux : nul n’esttenuä l’impossible.