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Tome sixième.
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MEM01KES DE NAPOLEON.

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de vingt ans pour accomplir nies pro-jets. » II lui en a manque cinq.

XXVII® NOTE.

(Page 74 .)

« S.i neulralite(Ia Prusse ) m’avait sur-toul die essentielle dans la dcrnierc Campa-gne; pour m’cn assurcr, il Lui fut fail <iuel-que ouvcrturc de la cession du Ilanovre. »

Commcnt la Prusse <5tait—eile resteeneutre? N’avait-elle pas signe ensep-tembre, pendant que l’armee fratifaisemarchait de Ulm ä Vienne , celtc fa-meuse convenlion de Postdam ; adiie—rant eventuellement a la coalition delaRussie, de l’Autriche et de l’Angle-terre, n’avait-elle pas jure hainc ä laFrance sur Ie loinbeau du grand Frö-döric? Deux jours avant la batailled’Austerlitz , en döeembrc 1805, lecomle de Ilaugwitz, premier ministredu roi de Prusse, se rendit a Brünn enMoravie ; il ent deux audiences de Na-poleon ; mais les avant-posles framjaiset russes ötaient aux mains; Napoleon lui dit d’aller attendre a Vienne l’issuede la bataille : « Je les battrai, ne medites rien aujowd’hui, je ne vcux rien sa-voir. » Ilaugwitz, qui n’etait pas no-vicc dans les affaires, ne se le (it pasdire deux fois. La bataille d’Austerlilzeut lieu le 2 decembre, et le 15, laPrusse rcnonra, par la convenlion deVienne , au traite de Potsdam etau ser-ment du lombeau; eile ceda Wesel,Bayreuth, NeufchiUel ä la France , quiparconlre consenlila ce que Früderic-Guillaume s’emparil du Ilanovre etle reunit ä sa couronuc. Cornmcnl laPrusse aurait-elle deinande ä Tilsit leIlanovre, qui dejä lui avait ete cedepar la convenlion de Vienne ? Parletraite de Tilsit, eile n’a fail que pcrdre;eile a cede ce qu’elle possedait en Po-

logne et ses elats sur la gauche del’Elbe ; eile a abandonne l’ülecleur deIlesse-Cassel. Cette errcur de daterend absurdes tous les raisonnem ellSde l’auteur sur cette epoque.

XXVIII® NOTE.

( Pago 73. )

« Je refusai lout, et lo Ilanovre recutau Ire destination. »

En vertu de la convenlion du 15 dd'cembre 1805, la Prusse pouvait s’en 1 'parer du Ilanovre, mais cette conveO'tion n’obtint ä Berlin qu’une ratific®'tionconditionnelle ; la ralification de'finitivc donna lieu ä des discussiotiäiqui se prolongerent une partie d®1800. Cependant la Prusse occupa c"'fin le Ilanovre, et tout paraissait a r "ränge, lorsqu’elle düelara la guerre-Elle n’y fut pas provoquöe par 1®France , eile fut enlrainee par l’effcrve 8 'cence des passions de ia jeunesse d cBerlin , et trompee par une dbpöcb edumartiuis de Luceltesini, son min* 5 'treä Paris , qui assuraitque le traitösi'gne alors ä Paris par le comte Oubrd>faisait contracter ä la France et ä '®llussie des engagemens contraires a 0,<interöts de la Prusse. Dans le pretrd cfmomenl d’effroi, la Prusse courut au*armes. Quoi! pour faire face aux B uS ’ses et aux Fran^ais. Pourquoi p flS ^Dans la guerre de Sept-Ans n’avait"eile pas tenu löte ä la France , ä la R uS 'sie et ä 1’Autriche ? Mais le cabinet d®Berlin ne tarda pas ä ötre parfaitcme"rassure ducöte dc l’empereur desie, qui dcsavoua son plenipotentiad 6le comte d’Oubril, et ne ralilia p aS \°traite de Paris , qui d’ailleurs ne fais® 1aucune mcntion de la Prusse. AP ie *s’ötre prepare ä lutlcr contre ces d eü