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MßMOTRES I>E NAPOLEON.
fut cel£br6 h Sainl-Cloud, le mariagercligieux dansle grand salonduMusecNapoleon. Cinq ou six cardinaux, apresavoir assisle au mariage civil n Saint—Cloud , declarercnt qu’ils ne pouvaientpas assister au mariage religieux, parrespect pour le saint-siöge, qui dcvaitintervenir dans le mariage des souve-rains. Les 6v6ques fran^ais et la ma-jorite des cardinaux repousserent cctlepretention avec indignation ; le papcmßme bläma ces cardinaux, qui furentexiles de Paris , et qu’on appela lescardinaux noirs, parce qu’il leur futinlerdit par le sainl-siege de porterle rouge pendant un temps delermind.
Des fötes splendides furent donnöesa cetle occasion. Le princedc Sclnvart-zemberg, ambassadeur d’Autriclie, cn(lonna une au nom de son maitre. 11fit ä cet effet construire une sallc debal dans le jardin de son liulel. Aumi-lieu du bal, le feu prit a des draperiesde gaze: en un instant toulelasalle futen feu. Napoleon en sorlit lentement,tenant l’imperatrice par le bras; lePrince Schwarlzembcrg rcsta cons-tamment pres d’elle; eile partit pourSaint-Cloud. L’empcreur resta dansle jardin jusqu’au matin. Rien ne putarröter les progrös de l’incendie. Plu-sieurs personnes perirent. La prin-cesse Schwartzembcrg, nöe d’Arem-berg , l'cmme du frere de l’ambassa-deur, etait parvenue ä sorlir de lasalie; mais, inquiete pour un de sesenfans, eile y renlra, et fut etoulleeen cssayant de s’^chapper par uneporlc qui donnait dans I’interieur deriidtel. Au jour, on trouva ses mal-heureux restes consum6s par les Ham-mes. Le prince de Kourakin, ambas-sadeur de Russie , fut grievementblesse.
En 1770, a la föte donnec par laviUe de Paris pour ciilebrcr le mariage
de Louis XVI et de Marie-Antoinette ,dcux millc personnes furent culbutee*dans les fosses des Champs-Elysees . ®y IrouvPrent la mort. Lorsque, depn'*-Louis XVI et Marie-Antoinette p^ rl '
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reut sur l’echafaud, on se ressouvde ce terrible accident, et l’on vou'y trouver un prösage de ce qui arrlvait: car c’est ä l’insurreclion de cett®grande capitale qu’il faut specialei«® 11atlribuer la revolution. L’issue
lieureuse de la föte donnee par l’ aIfl ’bassadeur d’Autriche , dans une c' r 'coristance scmblable, pourl’alliance de deux maisons dans l eSpersonnes de Napoldon et de M ar ' eLouise, parut uu presage sinisR e 'C’est au changement de politique &l’Autriche qu’il faut uniquement alR*'buer les malbeurs de la France .poliion n’etait pas superstitieux ; ce 'pendant il cul lui-möme en celte oC'casion un p6nible pressentimerit. ^lendemain de la balaille de Dresd e -lorsqu’en poursuivant l’armee auR K
ebienne il apprit d’un prisonnier c| l,Ble bruit courait que le prince ^Schwartzembcrg avait etd tue, il ^'« C’etait un brave liomme; mais» mort a cela de eonsolant que c’iH 11 '*» 6videmmcnt lui que menapait l’ aü '» gure maliieureux de son bal. » P el J*heures apres on sut au quartier-ge" 0 'ral que c’ölait Moreau, et non le prin® 0Schwartzembcrg qui avait Pte tu^ ^veille.