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Tome sixième.
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aux inconvöniens de la Constitution;la force des choses eüt bientöt faitadopter les modiücations necessaires;il est probable que la France eüttriomphö de ses ennemis interieurset exterieurs, et qu’elle n’eüt connuni l’anarchie, ni le gouvernement rö-volutionnaire. A la majorite du roi, larövolution aurait jete de telles racinesqu’elle eüt ötö ä l'abri de toute atteinte.Agir autrement, c’ötait confier le gou-vernement du navire, au milieu de lapiusepouvantable tempöte, a unpilotequi ne pouvait plus gouverner ; c’etaitappeler, au nom du salut public, l’ö-quipage ä l’insurrection et a la rövolte;c’ctait appeler l’anarchie.

Les Royalistes avaient formö le cötödroit de l’assemblee Constituante ; lesconstitutionnels, le cöte gauche, etmarclie ä la töte du peuple; mais äl’assemblöe legislative, les constitu-tionnels formerent le cötö droit, etles girondins le cöte gauche; ceux-ci,a leur tour, formerent ä la Conventionle cöte droit, et le parti dit de la mon-tagne, forma le cöte gauche, dirigeantle parti populaire. Les constitutionnels,ä la Constituante, avaient demandel’expulsion des troupes de ligne, pro-clamant le principe que l’assemblöedevait ötre gardee par la garde natio-nale. A la legislative, ils soutinrentune opinion opposöe, et reclamerent,ä grands cris, des troupes de ligne;mais les girondins repousserent avecindignation l’emploi de toute armöesoldöe contre la majorite du peuple.La Gironde , ä son tour, reclama laprotection d’une armöe de ligne contrele parti populaire; ainsi les partischangerent alternativement d’opinionselon les circonstances.

Les factions de la Gironde et de laMontague elaient trop acharnöes; sidies se fusscnt maintenues, l’admi-

MEM01RES DE NAPOLEON.

nistration eüt ötö entravee, et lapublique n’aurait pu lütter C °Bl’Europe conjuröe contre eile. Le 1de la patrie voulait qu’une des etriomphüt. Au 31 mai, la Gironde sucomba, et la Montagne gouverna s®Opposition. Le rösultat est connu.campagnes de 1793 et 1794 ont saU

la France de l’invasion ötrangere.

■•sultai.

Aurait-on ohtenu le möme rösu

si la Gironde l’eüt emportö et <l ue

Montagne eüt öte sacrifiee au 31 ra3 '

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Nous ne le pensons pas. Le P arl1

la Montagne comprime, eüt touj°conserve une grande influence a jParis , dans les sociötes populair eS ,^dans les armöes, ce qui eüt cons e ;ä la Gironde de conserver plus de ^nagement pour les partis enncro* 9

la rövolution, et essenliellement .minuö l’energie de la nation, 1entiere nöcessaire dans les circonstces. L’on comptait, sansdoute, Pde talens dans la Gironde que d ala Montagne; mais la Gironde 0composee d’hommes plus spöcula 1ayant moins de caractere et unelonte moins decidee; ils eussent ^vernö avec plus de douceur, et •' eprobable qu’on n’eüt vu sous ^regne qu’une partie des exces auxü u

s’est porte le gouvernement re v °^

• ils doö"

tionnaire de la Montagne ; ils

0t'

naient dans les villes de Lyon , ^seille, Toulon , Montpellier,Bordeaux, Brest , et dans plusieuts Pvinces. La Montagne avait sondans la capilale, et eile ölait a PP U i||epar tous les jacobins de France . ^triompha le 31 mai: vingt-deu* .putös, chefs de la Gironde ,proscrits. Soixante-dix döpartet 10indignöscoururent aux armes; * eple de Paris avait, disaient-ils, uS gr) tla souverainele nationale: ils l cve

des balaillons et commenctT

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