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MÜM01RES I)E NAPOLEON.
l’amiral Truguet , avec neuf vaisseaux jde guerre portant deux millc hommesde döbarquement, croisait entre Anli-bes et Monaco. Le Var est une mau-vaise ligne de defense : l’escadre fran-gaise en menafait les derrieres; celaddcida la cour de Turin ä faire prendreä son armee une ligne de defense aurevers des Alpes maritimes ; la droiteappuyöe au Var et äsesaffluens; lecentre sur Lantosque, et lagauche alaRoya , en avant de Saorgio. Le 23 sep-tembre le general Anselme, instruit parl’amiral franpais que l’embossementde son escadre devant Nice en avaitfait decider l’övacuation, et que l’ar-möe piemontaise avait commence sonmouvement, passa le Var ä la töte dequatre mille hommes, s’empara deNice , du fort Montalban et de Villefran-che, sans öprouver aucunc rösistance.Ces deux dernieres places etaient par-faitemenl armees et munies d’unebelle artillerie ; leurs garnisons furentfaites prisonnieres de guerre: il avaitpasse le Var a guö; le surlendemaince torrent grossit, il se trouva dansNice , separc pendant huit ou dix joursdurestedesonarmee. L’ennemiignoracette circonslance, ou ne sut point enprofiter ; Anselme poussa une avant-garde en avant de Lascarene sur laChaussee de Turin . L’escadre se renditdevant Oneille, port quiappartenaitauroi de Sardaigne : l’amiral somma lecommandant de le rendre; son par-lementaire fut massacrö, les troupesde döbarquement s’emparerent de laville. Le genöral Anselme n'avait passu maintenir la discipline parmi lestroupes, il fut möme accuse d’avoirparticipe aux desordres dont se plai—gnaitla ville de Nice ; il fut rappele.
Au commencement de 1793, legouvernement separa l’armee des Al-pes de l’armee d’Italie , dont il confia
et
le eommandemenl au genöral Biron,lelSfevrier 1793. Divers combats eu-
rent lieu sur leshauteursdeLascaren e ’
de Sospello, de Lantosque ; l’ u,te e .l’autre armee s’en emparerent succe sS1vement; mais enfin Sospello restap 01 ^
toujours a l’armöe franpaise. L’a vaI>garde s’ötablit entre Sospello et # rglio au camp de Brouis. Le U aVfl ’Biron s’empara de Lantosque et d eShauteurs jusqu’ä Belvedere; ilcoup de prisonniers, et s’empa ra ,quelques pieces de canon. Peu ap reS ’il fut appelö au cornmandement
l’armöe de la Vendöe; le g^ n ® raBrunet lui succöda. L’armöe avait re?des renforts; eile comptait alors treumille hommes sous les armes; ce 4® 1 ’avec les troupes qui ötaient en g afnlson en Provence , les depöts etmalades, portait ses ötats de situati 0 ”ä soixante-huit mille hommes. l' e(t 'nemi s’ötait aussi renforcö de ses pf°pres levöes et d’une belle divis’ 0 , 1 ’autrichienne; il avait fortifie sa P 0 * 1 'tion parun grand nombre debatte rlet d’ouvrages; sa droite ötait app u J ,au camp de Hutei, son centre enaV afldu col de Raus, et sa gauche en av a ^de Soargio, place forte ä cheval sU fchaussöe de Nice ä Turin .
Le genöral Brunet dösira, avec
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son, s’emparer de toutes les AlP emaritimes, chasser l’ennemi au del a
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eaux, ce qui lui donnerait une P oSl ^° sbeaucoupplus forte, etexigeraitm 01 ^de monde pour la garder : ce P r °^etait fort raisonnable; il avait
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de force pour l’exöcuter; mais d p ,vait pas les talens militaires pou r plger une opöration de cette importa* 1Le 8 juin 1793, il altaqua sur
ligne : tout ce qu’il ötait possdd e
faire, les soldats franfais le
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