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Tome sixième.
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GUERKE d’italie (1992—1795).

Cependant l’armee piemontaise,aampöe dans les plaines et sur les ma-rlons du pied des Alpes , etait dans' a plus grande abondance; eile se re-•'aattait de ses fatigues et reparait sesPortes; eile se renforgait tous les joursPar l’arrivde de nouveaux bataillonsa Utrichiens, tandis que les armöes^an^aises, campees sur les crötes de' a chaine superieure des Alpes sur une^mi-circonference de soixante lieues^tendue, depuis le Mont-Blanc jus-'W’aux sources du Tanaro , pörissaient^ e misere et de maladies. Les commu-n ' c ations ötaient difficiles, les vivresrar es et fort couteux, les chevauxs °U(Traient ainsi que tout Ie materiel( * e l’armöe. L’air, les eaux crues deCes rögions elevöes occasionnaient^ e aucoup de maladies; les pertesWeprouvait l’armee dans les hdpi-' ai, x, tous les trois mois, auraient°8ale celles d’une grande bataille;C(? Uc defensive etait plus onereuseP°wr les finances et plus perilleuseP°ur les hommes qu’une Campagne°lfensive. La defensive des Alpes ,°Utre ces desavantages, en a qui tien-"ent a la nature de la topographie duPays. Les divers corps campes sur cesS() mmites ne peuvent se secourir, ilsS0| >t isoles; pour aller de la droite ä lagliche il laut vingt jours, tandis quear mee qui defend le Piemont estde belles plaines, occupe le dia—^® tr e et peut, en peu de jours, seUn ir en force sur le point qu’elle

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attaquer. Le comite de salut pu-desirait qu’on prit l’oflensive. Na-P°l6oti eut des Conferences ä ce sujet^°linar avec des oftlciers de l’armeec s ^'pes: mais on ne tomba pas d’ae-. rt *; il fallait au prealable que less Ux armees fussent soumises ä un§®neral en chef.

n aeptembre une division autri-

chienne se röunit sur la Bormida; eile forma des magasins ä Dego . Une di-vision anglaise devait döbarquer äVado, et les deux armöes reunies oc-cuper Savone et forcer la republiquede Gönes, privöe de toutes Communi-cations par terre et par mer, de sedeclarer contre la France . La rade deVado avait remplace celle d’Oneille;eile ötait le refuge des croisieres an-glaises et des corsaires; ils intercep-taient le commerce de Gönes ä Mar-seille . Le general d’artillerie proposad’occuper les positions de Saint-Jac-ques, de Montenotte et de Vado, ladroite de l’armee serait ainsi aux por-tes de Gönes. Le general Dumorbionpartit lui-möme 5 la töte de trois di-visions formant dix-huit mille hommes,avec un train de vingt pieces d’artille-rie de l’equipage de montagnes; Na-poleon dirigea l’armee, qui döbouchapar le col de Bardinetto et penelradans le Mont-Ferrat par la Chausseequi longe la Bormida; il campa le 4octobre sur la hauteur de Biestro, et le5 descendit dans la plaine; il conce-vait l’esperance de tomber sur les der-rieres de l’armöe autrichienne ; maiscelle-ci s’cn aperfut et opöra sa re-traite sur Cairo et Dego ; le göueralCervoni la poursuivit vivement ä latöte de l’avant-garde qu’il commandait;la canonnade dura toute la soiröe du5, eile durait encore ä dix heures dusoir; l’armee autrichienne se repliasur Acqui, abandonnant ses magasinset ses prisonniers; eile perdit un mil-lier d’hommes.

Le gönöral Dumorbion n’avait nil’ordre, ni le projet d’entreren Italie ;sa cavalerie ötait sur le Rhöne par de-faut de subsistance; en poursuivantl’ennemi il eüt fait une pointe; il eutattire ä lui toutes les forces autrichien-nes et sardes, 11 se contenta donc de