520
fut attaqude, battuc, precipitec deshauteurs du mont Ariol dans le Tana-ro; la place d’Ormea capitula le m&mejour; eile ayait quatre cents hornmesde garnison, une salle d’armes de plu-sieurs milliers de fusils et une ving-taine de pieces de canon ; une manu-facture de draps, dont les magasinsetaient remplis, servit a l’habillementdu soldat. Le lendcmain 18, l’armeeprit possession de Garessio, dtablit sesCommunications par les monts Saint-BernardoetRocca-Barbena avec Loano,autre petite ville situee au bord de Iamer et qui appartenait au roi de Sar-daigne.
L’alarme fut vive dans tout le Pie-mont ; l’ennemi, comme ori l’avaitprevu, se depficha d’övacuer tous lesrevers des Alpes ; mais il le fit troptard et ne put emmener son artillerie.Masscna, de Tanarelle, d^boucha surles derrieres de Saorgio, coupant ainsila cliaussee et la retraite de l’ennemiderriere le mamelon de Marta. Saor-gio capitula le 29 avril, ce fort auraitpu tcnir plus long-temps; il avait desmagasins considerables en munitionsde guerre et de bouclie. Le 8 mai,Massena se porta sur le col de Tende par le col Ardente, dans le tcmps quele general Macquart attaquait de front;l’attaque reussit: l’armee futmaitressede toute la chaine superieure des Al-pes maritimes ; sa droite, placee enavant d’Ormca, communiquait avec lecol de Tende par 1c col de Termini , et,du col de Tende, eile occupait lachaine des Alpes jusqu’au col d’Ar-gentierc, oü 6tait le premier poste deI’armde des Alpes. L’execution de ceplan valut trois ou quatre mille pri—sonniers, soixante ou soixante-dixpieces de canon, deux places fortes etla possession de toutes les hautes Al-pes Jusqu’aux premiers tnamolons des
Apennins. L’armee couvrait ainside la moitie de la riviere du Ponen ,et quoiqu’elle s’etendit de q u ' nZ °lieues sur sa droite, sa position enötait plus forte et exigeait moins detroupes pour la garder. Rien desotmais ne pouvait plus empGcher le ca 'botage entre G6nes et la Provence . k aperte de Parade fut ldgere. La cl"d ede Saorgio et de toutes ces gr» 11 ^positions pour lesquelles on avait tatant de projets et vers6 beaucoupsang, accrut dansl’armeela reputah° nde Napoleon , et dejä l'opinion l’apP elait au commandement en chef.
§ III.
L’dquipage d’artillerie de montag” 69
nt"
d«
avait 6te perfectionnd. Le lieutcnacolonel Faultrier, sous-directcufparc, officier d’ouvriers, en avait soig” eles details; les pieces picmontaisestrois, trouvees dans l’arsenal de $ ceet dans les places d’Ormea et de Sa° rgio ou dans les camps abandonneS P al’ennemi, etaient assez legeres P°pouvoir 6tre portdes ä dos de mul e ^mais ce calibre ne satisfaisait p* 1 ^tous les besoins ; il avait iHe constr 11 'dans la guerre de Corse en 1708, ales aflüts traineaux et leviers p l,r ^corps, qui avaient servi aux transp 0 ' ^des pieces de quatre d la suite deslonnes; ce moyen tut adopte po" rpieces de huit, de dou/.e et lessiers de six pouces. On imagina aU ‘ ^une forge de montagnes, transp 0 ^ble a dos de mulets. Aux cxp^dit' 0d’Oneille, d’Ormca et de Saorgi 0 ’train d’artillerie de vingt-qualre P 1 ^ces de canon suivit l’armee dans to u ,ses operations dans les montag 11eiles furent fort utiles surtout Pl’ellct moral qu’elles produisirentles troupes et sur l’enncmi.