GUERRE D’lTAI.
tre; que si cependant on la voulait en-beprendre, il fallait en rnßme tempssu rprendre le mont Argentare, Orbi-^lo, et Ia place de Civita-Vecchia , ety debarquer l’armöe; mais dix milleh°iRmes lui paraissait une force tropfäible pour tenter un pareil coup detna *'i: il ötait d’ailleurs impossible defaire sans cavalerie; il fallait auln °ins embarquer quinze Cents chevauxChasseurs ou de hussards, ce qui,a y e c cinq cents chevaux d’artillerie et^tat-major, formerait une augmenta-* l0,) consid^rable au convoi. L’armee,
a Peine ddbarquee, aurait ä combattrevirigt
-cinq ou trente mille Napoli-dont cinq mille de bonne cava-er ‘e; eile aurait aussi ä craindre uneVision autrichienne qui accourrait dea tombardie; eile ne pouvait pas(:orr H)ter sur des partisans ä Rome,^"‘sque cette Operation ne pourrait pas
^ lre de longue durde, et qu’apres avoirVen ge le sang de Basseville et mis laVl 'le ä contribution, il faudrait songer aSe rembarquer; que, m&me etant mai-[''edela mer, cette Operation etait une^sardeuse enlreprise avec dix millehommes seulement; mais que sans Gtre"^Itre de lamer, ceseraitconduireceC( >rp s d’armee a une destruction certai-a C'. qu’il fallait donc que l’escadre fran-se sorlit seule, qu’elle battit l’esca-
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e ai >glaise, la chassüt de la Alediter-
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^ n de; qu’alors le convoi prendrait laj, er l qu’apres avoir ddbarqu6 l’armde,^cadre et le convoi se porteraientv ant Naples pour inquieter cettes et l’obliger ä garder ses forces ä‘ Propre defense. Le reprösentant4 P e uple f u t d’autant plus mecontentj ' a desapprobation formelle quem, nn . ait ä ses projets le general d’ar-l e ^ rie qu’il entrainait l’avis de tousclaT^generaux. Les marins de-r ^ ren t qu’il etait dangereux pour le
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salut de l’escadre que le convoi sortiien pleine mer, tant qu’une flotte en-nemie croiserait dans ces parages. 11fut r£solu que le contre-amiral Mar-tin sorlirait seul pour donner chasseaux Anglais .
Ilappareilla le 1 er mars; arrivdpresde Saint-Florent, il captura un vais-seau anglais de 74, le Berwick, qüsortait de cette rade. Les escadresfranpaise et anglaise se signalerentle 8 dans le canal de Livourne ; ä l’as-pectde l’ennemi, laresolution de Le-tourneur faiblit, il ordonna la retraite;l’armöe anglaise donna chasse ä sontour. Le 13, les deux escadres etaientpar le travers du cap Noli, riviere deG6nes; le Mercure de 74 et le vaisseauä trois ponts le Sans-Culotte se separe-rent dans la nuit. Le lendemain, ä lapointe du jour, le vaisseau le Ca-Irade 74, qui avait ete dbmäte par unabordage avec le vaisseau la Victoire,tomba sous le vent; le Genseur luidonna la remorque. Les deux armöesetaient Egales ennombre, mais non enforce; l’escadre franpaise de quinze vais-seaux etaitrbduiteätreizedontaucun detrois ponts; l’escadre anglaise de treizevaisseaux en avait qualre a trois ponts;l’escadre franfaise continua sa retraite;mais eile ne put 6viter deux engage-mens; le Censeur et le Ca-Ira se bat-tirent contre un vaisseau ä trois pontset deux vaisseaux de 74 anglais . LeTonnant, le Duquesne et la Victoirefurent engages toute la journee; lereste de la ligne franpaise ne le fut pas.I.e Censeur et le Ca-Ira furent prisapres une vive rdsistance. L’escadremouilla aux iles d’Hyöres, oü le Sans-Culotte et le Mercure la rallierent.Le Ca-Ira coula en rade de la Spezzia.Le vaisseau anglais ä trois ponts l’Illus-trious, coula et se perdit par suite ducombat. Ainsi des deux cotös, la perle